Des avocats marocains portent plainte contre le Professeur Mira pour injure raciale

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

Mourad Elajouti, avocat au barreau de Casablanca, et son confrère, Saïd Maâch ont condamné les propos du professeur Jean-Paul Mira, chef du service de réanimation de l’hôpital Cochin à Paris, sur la réalisation de tests de vaccin contre le coronavirus en Afrique. Ils entendent porter plainte contre lui devant une juridiction française pour "injure raciale".

Dans une déclaration à Atlasinfo, Mourad Elajouti Elajouti confie qu’ils devaient avoir une réaction obligatoire par rapport à ces propos scandaleux et moyenâgeux. "Il s’agit d’une diffamation raciale et discriminatoire", dénonce l’avocat. Raison pour laquelle "nous allons déposer une plainte contre le Pr Mira pour injure raciale", s’engagent ces hommes de droit, membres du "Club des avocats à Casablanca", regroupant plus de 400 avocats.

"Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation ? Un peu comme c’est fait d’ailleurs pour certaines études sur le SIDA. Chez les prostituées, on essaye des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées et qu’elles ne se protègent pas", a suggéré le professeur Jean-Paul Mira, sur LCI le 1er avril. Une proposition qui a suscité de nombreuses réactions sur la toile.

  • Tests de vaccins en Afrique : Hervé Renard exprime sa colère

    Les propos racistes prononcés sur LCI continuent de susciter des réactions. L'ancien sélectionneur des Lions de l'Atlas dit avoir honte d'avoir la même couleur de peau que les médecins racistes français, Jean-Paul Mira et Camille Locht.

  • Coronavirus : tollé après la diffusion d'une séquence de LCI sur un test de vaccin en Afrique

    Alors que la pandémie du coronavirus continue de sévir dans le monde, Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l'hôpital Cochin de Paris, a, lors de son passage sur LCI, suggéré des tests de vaccin en Afrique. La polémique enfle.

  • Le CSA met "fermement en garde" LCI

    Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a réagi aux propos racistes tenus par des médecins français sur LCI au sujet des tests de vaccins à réaliser en Afrique pour contrer le coronavirus, et a mis "fermement en garde" la chaîne.

  • Maroc : touchés par la crise, les avocats reçoivent des aides

    Les avocats les plus touchés par la crise actuelle, reçoivent une aide entre 1 500 et 6 000 DH. Si cette initiative des barreaux est très appréciée, cela suscite toute de même quelques grincements de dents, surtout en ce qui concerne les critères d'éligibilité.

  • Eric Zemmour au tribunal pour "haine raciale"

    Le polémiste Éric Zemmour était jugé depuis le 1ᵉʳ juillet pour injure et provocation à la haine raciale. S'il est condamné et qu'il ne paie pas cette amende, celle-ci pourrait se transformer en peine de prison.

  • Maroc : le coronavirus emporte un jeune avocat

    Jeune avocat au barreau de Marrakech, Issam Aït Aziz, 35 ans, est décédé vendredi 27 mars 2020, des suites du COVID-19.

  • La justice rejette la plainte des Marocains bloqués à l'étranger

    Fatigués de ne pouvoir rentrer chez eux à cause de la crise sanitaire du covid-19, les Marocains bloqués à l'étranger ont porté plainte contre l'État. Mais la justice a rejeté leur requête.

  • Maroc : un jeune qui se réjouit de l'épidémie du coronavirus arrêté

    Un homme de 28 ans a été arrêté mercredi pour son implication présumée dans la diffusion de contenu numérique incitant à la haine et à l'injure. L'opération a été conjointement menée par les éléments de la police judiciaire de la ville de Zaïo et le service central de lutte contre les crimes liés aux nouvelles technologies.

  • Des avocats bénévoles pour aider les MRE

    Le ministère délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, vient en aide aux MRE. Il a annoncé dimanche, la mise à disposition de l'ensemble des ressortissants marocains vivant à l'étranger, d'une liste de contacts d'avocats qui répondront, à titre bénévole, à toutes leurs demandes d'assistance juridique.

  • Scandale des Masters à Fès : les mis en cause fixés sur leur sort

    Un an de prison ferme et une amende de 5 000 dirhams. C'est à cette peine que la chambre chargée des crimes financiers de la Cour d'Appel a condamné le professeur, coordinateur du Master, principal accusé dans l'affaire "Master contre de l'argent" à Fès. Quant à ses coaccusés, trois ont été condamnés à une peine de deux mois et à une année de réclusion ferme, tandis que trois autres ont été acquittés.