Avortement de Hajar Raïssouni : un médecin accusé

- 10h20 - Maroc - Ecrit par : Kamal.B

L’avocat de la journaliste Hajar Raïssouni, incarcérée pour avortement, vient de dénoncer le "mensonge délibéré" du médecin qui, dans son rapport, avait confirmé qu’il y avait eu interruption volontaire de grossesse. Selon lui, le médecin en question ne peut prétendre à une telle conclusion puisqu’il n’avait jamais examiné la journaliste.

Selon l’avocat, cité par Alyaoum24, autant la première expertise médicale était authentique, de par le numéro de référence mentionné dans le rapport, autant la seconde n’en disposait pas. Celui-ci s’est demandé comment un médecin qui n’a jamais examiné une patiente peut lui attribuer un diagnostic imaginaire.

L’avocat n’a pas manqué d’ajouter devant la Cour que le médecin ayant signé le deuxième rapport n’était même pas présent au Centre hospitalier au moment où Hajar Raïssouni y était venue pour l’examen.

Le site ajoute que le premier procès de la journaliste a connu une forte affluence de militants des droits de l’homme et des avocats venus plaider en faveur de celle-ci. Il a fait l’objet d’une couverture médiatique nationale et internationale.

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  • Toujours pas de liberté provisoire pour Hajar Raïssouni

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  • Hajar Raïssouni fixée sur son sort le 30 septembre

    Le Tribunal de Première instance de Rabat a décidé de mettre l'affaire "Hajar Raïssouni" en délibéré jusqu'au 30 septembre. Le flagrant délit est tout de même maintenu malgré la présentation des requêtes de forme de la défense de la journaliste.

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    Depuis un mois, au Maroc, l'affaire "Hajar Raissouni" du nom de la journaliste emprisonnée pour "avortement illégal" et "relation sexuelle hors mariage" mobilise la société civile contre les lois liberticides. Chafik Chraïbi, Président de l'Association marocaine de Lutte contre l'avortement clandestin, n'a pu rester en marge de ce sujet qui fait grand débat. Au cours d'une interview accordée au journal français, Libération, le gynécologue obstétricien a livré ses explications sur le sujet.

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  • Hajar Raïssouni présentée comme le symbole de la lutte contre les lois liberticides

    Arrêtée le 31 août à la sortie d'une clinique de Rabat avec son compagnon, Hajar Raïssouni est devenue le symbole de la lutte pour les libertés individuelles et pour la liberté de presse. Sur le banc des accusés, il n'y a pas que la journaliste. On retrouve aussi le compagnon d'origine soudanaise de la jeune femme, le gynécologue, l'anesthésiste et la secrétaire médicale qui ont également été interpellés et poursuivis pour complicité d'avortement clandestin.

  • Verdict sévère pour Hajar Raïssouni

    On connaît désormais le verdict réservé à cette affaire qui aura suscité les polémiques les plus nourries depuis quelques semaines. Le lundi 30 septembre, le Tribunal de Première instance de Rabat a condamné Hajar Raïssouni à un an de prison ferme, pour "relations sexuelles hors mariage et avortement illégal".

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    La journaliste Hajar Raïssouni et son fiancé soudanais ont convolé en justes noces, le jeudi 31 octobre, à Rabat, après leur libération de prison.

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    La journaliste Hajar Raïssouni, poursuivie en détention en même temps que son fiancé, son médecin, un infirmier et une secrétaire, a comparu pour la toute première fois, le lundi 9 septembre, avec à la clé une grosse surprise. Le Roi Mohammed VI avait décoré le gynécologue arrêté en 2015.

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