Grosse surprise au procès de Hajar Raïssouni

- 09h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

La journaliste Hajar Raïssouni, poursuivie en détention en même temps que son fiancé, son médecin, un infirmier et une secrétaire, a comparu pour la toute première fois, le lundi 9 septembre, avec à la clé une grosse surprise. Le Roi Mohammed VI avait décoré le gynécologue arrêté en 2015.

Une grosse surprise qui vient tout bouleverser à la première audience du procès de la journaliste Hajar Raïssouni. Le gynécologue incriminé avait été décoré par le Roi Mohammed VI quatre ans plus tôt.

Selon une source de H24Info, Myriam Moulay Rachid Sellami, l’avocate du gynécologue obstétricien, Dr. Mohamed Jamal Belkeziz, 68 ans, arrêté, le samedi 7 septembre dernier, dans le cadre de la même affaire, a soutenu que son client disposait de toutes les garanties pour bénéficier de la liberté provisoire.

Dans sa plaidoirie, elle a affirmé que celui-ci avait été décoré du Wissam Al-Moukafa Al-watania (Ordre du Mérite national) que lui avait accordé le Roi Mohammed VI en 2015.

Alors, Myriam Moulay Rachid Sellami s’interroge : « Le Roi pourrait-il décorer un médecin habitué à pratiquer des avortements ? ».

In fine, le Tribunal de Première instance de Rabat a repoussé d’une semaine le procès de la journaliste Hajar Raïssouni poursuivie en détention pour “avortement illégal” et “relations sexuelles extraconjugales”.

Alors qu’elle se trouvait avec son fiancé dans un cabinet médical de Rabat, la journaliste d’Akhbar Al Yaoum a été interpellée par la police "en flagrant délit d’avortement illégal en présence du gynécologue et d’une infirmière" le 30 août dernier.

Dès lors, Hajar Raïssouni et les autres détenus reçoivent une pluie de soutiens. Nombre d’activistes et d’acteurs de la société civile en colère crient à l’indignation et dénoncent par ailleurs un procès politique.

  • Poursuivie pour avortement illégal, Hajar Raïssouni restera en prison

    Le Tribunal de Première instance de Rabat a examiné la demande de liberté provisoire de Hajar Raïssouni, la journaliste qui se trouve en détention, notamment, pour "avortement illégal". Pour le moins qu'on puisse retenir, le verdict du Tribunal n'arrange pas les affaires de la journaliste.

  • Toujours pas de liberté provisoire pour Hajar Raïssouni

    La journaliste Hajar Raïssouni, poursuivie avec son compagnon pour “avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage”, restera en détention jusqu'au 19 septembre, en attendant la décision du Tribunal de Première instance de Rabat, qui doit se prononcer sur la nouvelle demande de remise en liberté formulée par ses avocats.

  • Hajar Raïssouni fixée sur son sort le 30 septembre

    Le Tribunal de Première instance de Rabat a décidé de mettre l'affaire "Hajar Raïssouni" en délibéré jusqu'au 30 septembre. Le flagrant délit est tout de même maintenu malgré la présentation des requêtes de forme de la défense de la journaliste.

  • Maroc : l'affaire "Hajar Raïssouni" relance le débat sur les libertés individuelles

    La mise en place d'un “dialogue interne serein et encadré” sur la question des libertés individuelles. C'est l'appel lancé par l'élue du Parti de la Justice et du déveoppement (PJD), Amina Mae El Aïnine sur sa page Facebook. C'est en réaction à l'ouverture, le lundi 9 septembre, du procès de la journaliste Hajar Raïssouni poursuivie pour avortement illégal et relations sexuelles extraconjugales.

  • L'AMDH exige la libération immédiate de Hajar Raïssouni

    L'Association marocaine des Droits humains (AMDH) s'est penchée sur les déclarations de la journaliste lors de son procès, notamment, concernant « la torture subie » lorsqu'elle était en détention provisoire, et exige sa « libération immédiate ».

  • Hajar Raïssouni s'est mariée

    La journaliste Hajar Raïssouni et son fiancé soudanais ont convolé en justes noces, le jeudi 31 octobre, à Rabat, après leur libération de prison.

  • Hajar Raïssouni graciée par le Roi Mohammed VI

    Condamnée à une peine de prison ferme, la journaliste Hajar Raïssouni, vient de bénéficier de la grâce du Roi Mohammed VI, le mercredi 16 octobre 2019, indique un communiqué du Ministère de la Justice. Cette grâce royale s'est élargie au fiancé de la mise en cause ainsi qu'à l'équipe médicale.

  • Rabat : sit-in de soutien à Hajar Raïssouni

    Un sit-in est prévu ce mercredi 2 octobre devant le Parlement, afin de soutenir tous les protagonistes dans l'affaire "Hajar Raïssouni". C'est en substance l'appel lancé par plusieurs associations de la société civile aux populations.

  • Avortement de Hajar Raïssouni : un médecin accusé

    L'avocat de la journaliste Hajar Raïssouni, incarcérée pour avortement, vient de dénoncer le "mensonge délibéré" du médecin qui, dans son rapport, avait confirmé qu'il y avait eu interruption volontaire de grossesse. Selon lui, le médecin en question ne peut prétendre à une telle conclusion puisqu'il n'avait jamais examiné la journaliste.

  • Hajar Raïssouni : "la grâce royale a corrigé un procès injuste"

    Libérée le 16 octobre suite à une grâce royale, Hajar Raïssouni, la journaliste du quotidien arabophone, Akhbar Al-Yaoum, arrêtée en fin août, puis condamnée fin septembre, pour "avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage", n'a pas caché sa désolation, quant à ce procès qui aura déclenché une vague d'indignation.