Maroc : l’affaire "Hajar Raïssouni" relance le débat sur les libertés individuelles

- 18h20 - Maroc - Ecrit par : G.A

La mise en place d’un “dialogue interne serein et encadré” sur la question des libertés individuelles. C’est l’appel lancé par l’élue du Parti de la Justice et du déveoppement (PJD), Amina Mae El Aïnine sur sa page Facebook. C’est en réaction à l’ouverture, le lundi 9 septembre, du procès de la journaliste Hajar Raïssouni poursuivie pour avortement illégal et relations sexuelles extraconjugales.

Amina Mae El Ainine est la deuxième élue du Parti à réagir à l’arrestation de Hajar Raïssouni, la journaliste âgée de 28 ans, placée en détention pour avortement illégal et relations sexuelles extraconjugales.

Selon TelQuel, c’est en réaction à l’ouverture de son procès lundi dernier et repoussé au 16 septembre qu’Amina Mae El Aïnine a affiché son soutien. “Après m’être penchée sur le rapport médical, j’annonce ma solidarité absolue avec la journaliste Hajar Raïssouni et je lui promets d’assister à son mariage”, rapporte le journal, citant les propos de l’élue.

Pour la députée, l’affaire ’’Hajar’’ est l’occasion pour le Maroc de relancer le débat public sur des dispositions du Code pénal, qui portent atteinte à la vie privée et réduit le champ des libertés individuelles”.

L’élue estime que certaines dispositions du Code pénal ont “besoin d’être revues en profondeur à la lumière des principes de droits et de libertés”. Pour Amina Mae El Ainine, ces dispositions cristallisent ce qui reste de tensions entre un “bloc moderniste” et un “bloc conservateur” qui pourraient unir leurs forces dans le cadre d’ “une grande bataille pour la démocratie, la dignité et le développement”.

Amina Mae El Ainine, qui a perdu son poste de 7e Vice-présidente de la Chambre des Représentants, suite à la fuite de photos la montrant sans son voile à Paris au début de l’année 2019, compte œuvrer pour l’instauration de ce dialogue.

TelQuel rappelle qu’à la première audience tenue le 9 septembre, la demande de remise en liberté de Hajar Raïssouni, après 10 jours d’incarcération, a été refusée par le juge.

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