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Hajar Raïssouni : "la grâce royale a corrigé un procès injuste"

Hajar Raïssouni à sa sortie de prison (photo Alyaoum24)

18 octobre 2019 - 07h40 - Société

Libérée le 16 octobre suite à une grâce royale, Hajar Raïssouni, la journaliste du quotidien arabophone, Akhbar Al-Yaoum, arrêtée en fin août, puis condamnée fin septembre, pour "avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage", n’a pas caché sa désolation, quant à ce procès qui aura déclenché une vague d’indignation.

"La grâce royale a corrigé un procès injuste”, a confié à l’AFP Hajar Raïssouni qui, de tout temps, a dénoncé un "procès politique".

L’arrestation et la condamnation de la journaliste auront suscité des réactions aussi bien au Maroc que dans le monde, sur l’état des libertés individuelles dans le Royaume.

Selon un communiqué du Ministère de la Justice, la grâce royale a été motivée par "la compassion” et le “souci” du Roi Mohammed VI de "préserver l’avenir des deux fiancés qui comptaient fonder une famille, conformément aux préceptes religieux et à la loi, malgré l’erreur qu’ils auraient commise".

Alors que la société civile s’est fortement mobilisée depuis plusieurs semaines pour la libération de la jeune femme et que le mot d’ordre ’’Freehajar !’’ était devenu viral, à en croire TelQuel, la libération de Hajar Raïssouni a été beaucoup commentée sur les réseaux sociaux depuis mercredi.

Pour sa part, le Directeur de Publication du journal Akhbar Al-Yaoum n’a pas caché sa joie : "Enfin une décision sage et joyeuse”, s’écrit-il. Il sera appuyé par la militante féministe, Ibtissame Betty Lachgar, qui insiste sur la continuité de la lutte contre "les lois draconiennes et sexistes".

Faut-il le rappeler, Hajar Raïssouni et son fiancé avaient été condamnés fin septembre par la justice à un an de prison. La grâce royale a permis leur libération de même que celle des autres personnes impliquées dans cette affaire, dont le médecin, l’anesthésiste et la secrétaire médicale.

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