La colère du docteur Belkeziz après la grâce royale (vidéo)

- 11h40 - Maroc - Ecrit par : S.A

Après avoir bénéficié de la grâce du Roi Mohammed VI, le gynécologue Mohamed Jamal Belkeziz, condamné, le 30 septembre, à 2 ans de prison ferme et à 2 ans d’interdiction d’exercice de ses fonctions, pour avortement illégal, dans le cadre de l’Affaire "Hajar Raïssouni", est sorti de prison. Entre dépit et regret, le médecin veut prendre son temps avant de se vêtir à nouveau de sa blouse de gynécologue.

“J’avais siégé pendant près de six ans au Conseil de l’Ordre des Médecins de Rabat. Et, face à des cas comme le mien, nous constituions un comité d’experts pour établir un constat scientifique qu’on remettait à la justice même si celle-ci ne nous le demandait pas”, a relaté le gynécologue Mohamed Jamal Belkeziz, dans une interview accordée au site arabophone, Al 3omk.

Seulement, le médecin regrette que ses confrères n’aient pas adopté la même approche quand il a été question de son propre cas. De même, le manque du soutien de ses confrères, en l’occurrence, celui des membres de l’ordre et de la communauté des gynécologues - à l’exception de quelques-uns - l’a également froissé. “C’est honteux !”, s’exclame-t-il.

Avec 40 ans de pratique, ce gynécologue a déclaré qu’aucune patiente ne lui a jamais fait des reproches. A en croire Mohamed Jamal Belkeziz, cette affaire qui l’a conduit en prison l’a profondément anéanti. “Ma dignité en a pâti. A un moment, j’avais déposé les armes, comme on dit. Aujourd’hui, la grâce royale m’a redonné force. Je remercie le Souverain”, a-t-il confié.

  • Grosse surprise au procès de Hajar Raïssouni

    La journaliste Hajar Raïssouni, poursuivie en détention en même temps que son fiancé, son médecin, un infirmier et une secrétaire, a comparu pour la toute première fois, le lundi 9 septembre, avec à la clé une grosse surprise. Le Roi Mohammed VI avait décoré le gynécologue arrêté en 2015.

  • Hajar Raissouni raconte comment elle a appris qu'elle a été graciée

    Quelques jours après la célébration de son mariage, la journaliste Hajar Raissouni est revenue sur son séjour en prison. Les circonstances dans lesquelles elle a appris que la grâce royale viennent d'être révélées.

  • Hajar Raïssouni graciée par le Roi Mohammed VI

    Condamnée à une peine de prison ferme, la journaliste Hajar Raïssouni, vient de bénéficier de la grâce du Roi Mohammed VI, le mercredi 16 octobre 2019, indique un communiqué du Ministère de la Justice. Cette grâce royale s'est élargie au fiancé de la mise en cause ainsi qu'à l'équipe médicale.

  • La surprise de Hajar Raissouni aux invités de son mariage

    Hajar Raissouni et son époux Rifaat Al Amine ont, samedi 30 novembre 2019, convolé en justes noces, à Rabat. À cette occasion, la journaliste a surpris plus d'un.

  • Hajar Raïssouni : "la grâce royale a corrigé un procès injuste"

    Libérée le 16 octobre suite à une grâce royale, Hajar Raïssouni, la journaliste du quotidien arabophone, Akhbar Al-Yaoum, arrêtée en fin août, puis condamnée fin septembre, pour "avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage", n'a pas caché sa désolation, quant à ce procès qui aura déclenché une vague d'indignation.

  • Verdict sévère pour Hajar Raïssouni

    On connaît désormais le verdict réservé à cette affaire qui aura suscité les polémiques les plus nourries depuis quelques semaines. Le lundi 30 septembre, le Tribunal de Première instance de Rabat a condamné Hajar Raïssouni à un an de prison ferme, pour "relations sexuelles hors mariage et avortement illégal".

  • Poursuivie pour avortement illégal, Hajar Raïssouni restera en prison

    Le Tribunal de Première instance de Rabat a examiné la demande de liberté provisoire de Hajar Raïssouni, la journaliste qui se trouve en détention, notamment, pour "avortement illégal". Pour le moins qu'on puisse retenir, le verdict du Tribunal n'arrange pas les affaires de la journaliste.

  • Hajar Raïssouni fixée sur son sort le 30 septembre

    Le Tribunal de Première instance de Rabat a décidé de mettre l'affaire "Hajar Raïssouni" en délibéré jusqu'au 30 septembre. Le flagrant délit est tout de même maintenu malgré la présentation des requêtes de forme de la défense de la journaliste.

  • Affaire "Hajar Raïssouni" : la thèse de l'avortement tombe à l'eau

    Depuis un mois, au Maroc, l'affaire "Hajar Raissouni" du nom de la journaliste emprisonnée pour "avortement illégal" et "relation sexuelle hors mariage" mobilise la société civile contre les lois liberticides. Chafik Chraïbi, Président de l'Association marocaine de Lutte contre l'avortement clandestin, n'a pu rester en marge de ce sujet qui fait grand débat. Au cours d'une interview accordée au journal français, Libération, le gynécologue obstétricien a livré ses explications sur le sujet.

  • Hajar Raïssouni s'est mariée

    La journaliste Hajar Raïssouni et son fiancé soudanais ont convolé en justes noces, le jeudi 31 octobre, à Rabat, après leur libération de prison.