Babelgium, l’humour contre le racisme

- 17h35 - Belgique - Ecrit par : L.A

La série "Babelgium" sera bientôt diffusée sur la RTBF. Elle met en scène six personnages, hauts en couleur, vivant dans un immeuble bruxellois. Fatima et Maroud, jeune couple bruxellois d’origine marocaine, aiment bien leur concierge, d’origine italienne. Oui enfin à petite dose. Car ils sont un peu fatigués de lui expliquer à chaque fois qu’ils la croisent dans le hall d’entrée que "oui ils adorent les enfants", mais que "non ils n’en veulent pas sept pour autant" ou encore que "oui ils sont musulmans", mais que "non, ils ne s’enferment pas toute la journée pour prier".

N’empêche. "Ils ne sont décidément pas comme nous" , pense la concierge qui a d’autres chats à fouetter. Des bruits de djembés jaillissent d’un appartement. Encore un coup de Marc, ce jeune musicien africain. "Ah il va m’entendre" Tiens, non la "jam-session" est organisée par Bruno et ses amis, belges de "pure souche". Marc, lui, préfère le violon "A n’y plus rien comprendre ma ptite Dame" .

A travers six personnages "hauts en couleur", vivant dans le même immeuble, "Babelgium", prochainement diffusé sur la RTBF, a décidé de s’attaquer, avec humour, à un sujet sensible : l’interculturalité et le Vivre-ensemble quotidien. "C’est un sujet casse-gueule , lance Perrine Ledan, la directrice artistique du projet. On a tous des préjugés, des clichés sur les autres. Le but de la série, c’est de les balayer, de montrer leur absurdité. L’humour est une grande arme dans cette démarche" .

Les concepteurs du projet sont ainsi partis de petites phrases répandues dans le tissu social. Florilèges : "Ils ont le rythme dans la peau", "Ils sont beaux quand ils sont petits", ou encore "C’est une fille d’Europe de l’Est ?, elle doit se prostituer".

"Mon personnage, Bruno, incarne un racisme latent, sournois, explique l’acteur Stéphane De Groodt qui n’a pas hésité une seconde à s’engager dans le projet. Il ne se rend même pas compte qu’il est raciste. Ce qui est intéressant dans la série, c’est qu’on a affaire à un racisme croisé. Chaque personnage, Belge de souche ou non, en prend pour son grade. Chacun se sent étranger dans cet immeuble".

Pie Tshibanda, Raoul Reyers ou encore Gilles Dal ont participé à l’écriture du scénario. Tournée dans un immeuble inoccupé du Boulevard Pachéco, la série est partie d’une initiative conjointe du CBAI (Centre bruxellois d’Action Interculturelle) et du Ciré (Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers). "Le Vivre ensemble dans une ville comme Bruxelles où 50 pc de la population est d’origine étrangère est fondamental", explique Christine Kukalowski du CBAI. Le projet a aussi été soutenu par la Ministre de l’Egalité des chances (Joëlle Milquet -CDH) et la ministre de la culture et de l’Audiovisuel (Fadila Laanan-PS). A noter qu’une série du même cru sera réalisée en néerlandais.

Les 20 "capsules" d’une durée d’1 minute 30 devaient, dans un premier temps, être diffusées en mai sur la RTBF. Mais ce sera probablement en septembre, comme l’évoquait hier l’équipe.

Source : La Libre Belgique - Raphaël Meulders

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