Une balle frôle Hafsa en plein trajet de bus

- 12h00 - Monde - Ecrit par : Mohamed A.

Hafsa, 26 ans, se trouvait à l’avant d’un bus à Rotterdam lorsqu’une balle a traversé deux vitres. Le projectile est passé à quelques centimètres de sa tête, projetant des éclats de verre sur son visage.

Ce qui devait être un trajet ordinaire a viré au cauchemar pour Hafsa. Lundi soir, la jeune femme avait pris la ligne 32 et s’était installée juste derrière la conductrice, alors que le bus circulait dans l’Oranjeboomstraat, dans le quartier de Feijenoord.

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En regardant dehors, elle a aperçu deux personnes dont le comportement lui a d’abord semblé anodin. Puis un coup de feu a retenti. Avant même qu’elle comprenne ce qui se passait, une violente détonation s’est produite à côté d’elle et la vitre a éclaté.

Des morceaux de verre ont atteint son visage tandis qu’une balle traversait le véhicule. « Il ne manquait que quelques centimètres ou quelques secondes pour que cela me soit fatal », explique-t-elle à Rijnmond.

La conductrice la prend dans ses bras

Sous le choc, Hafsa s’est mise à crier. La conductrice du bus, elle-même très éprouvée, lui a demandé si elle pouvait la serrer dans ses bras. Les deux femmes se sont ainsi soutenues avant que la passagère soit raccompagnée chez elle.

La compagnie de transports RET avait d’abord indiqué que tous les voyageurs se trouvaient à l’arrière du véhicule, loin de l’endroit touché. Après avoir consulté les images des caméras, elle a reconnu que des passagers étaient bien installés à l’avant et avaient vécu les tirs de très près.

Hafsa bénéficie désormais d’une aide aux victimes. Elle affirme ne plus se sentir en sécurité dans les transports et évite provisoirement de reprendre le bus. Lorsqu’elle regarde les photographies montrant le siège qu’elle occupait et le point d’entrée du projectile, elle mesure à quel point elle a frôlé la mort.

La jeune femme dit aussi penser aux autres voyageurs qui auraient pu se trouver à cet endroit. La ligne est généralement très fréquentée et un enfant est parfois installé sur le siège proche de la vitre traversée. « Je crois que Dieu m’a protégée », confie-t-elle.