Belgique : les allocations familiales peuvent suivre des enfants au Maroc

- 07h00 - Belgique - Ecrit par : L.A

Des familles marocaines de Belgique peuvent, sous conditions, toucher des allocations familiales pour des enfants résidant au Maroc. La convention de sécurité sociale entre les deux pays prévoit ce droit, mais il reste encadré par des démarches, des limites d’âge et un nombre maximum d’enfants.

Les allocations familiales belges ne concernent pas toujours uniquement les enfants vivant en Belgique. Dans certains cas, elles peuvent aussi être versées pour des enfants résidant au Maroc. C’est l’un des effets de la convention bilatérale de sécurité sociale entre la Belgique et le Maroc.

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Cette convention organise une partie des droits sociaux entre les deux pays. Elle vise notamment les travailleurs salariés et certaines catégories de fonctionnaires soumis à la législation belge ou marocaine. Les allocations familiales font partie des prestations couvertes.

Concrètement, une personne soumise à la législation belge peut avoir droit à des allocations familiales pour ses enfants qui résident au Maroc. Le dispositif peut aussi concerner les propres enfants du conjoint, lorsqu’ils vivent au Maroc.

Mais ce droit n’est pas automatique. Il dépend de la situation du parent, du statut social en Belgique, de la résidence de l’enfant et des conditions prévues par la convention. Une famille ne peut donc pas simplement supposer que les allocations suivront l’enfant au Maroc sans formalités.

Les enfants au pays comptent aussi

L’arrangement administratif entre la Belgique et le Maroc précise plusieurs limites. Le nombre d’enfants bénéficiaires est plafonné à quatre. Les allocations peuvent être accordées jusqu’à 18 ans, ou jusqu’à 25 ans si l’enfant suit des cours dans les conditions prévues par la réglementation belge.

Les montants ne correspondent pas forcément aux allocations ordinaires perçues en Belgique. Le texte prévoit des taux spécifiques pour les enfants résidant au Maroc, avec des montants différents selon le rang de l’enfant. Ces montants sont liés à l’indexation des prestations sociales.

Le paiement peut être effectué directement au Maroc. L’arrangement prévoit notamment un paiement à l’allocataire par mandat-poste international ou, si celui-ci dispose d’un compte bancaire au Maroc, par virement vers ce compte. Les caisses belges doivent aussi transmettre certaines informations à la Caisse nationale de sécurité sociale marocaine.

Les démarches passent par les caisses d’allocations familiales. Des formulaires spécifiques existent pour les situations relevant de la convention Belgique-Maroc, notamment lorsque les enfants résident au Maroc ou lorsque l’allocataire doit faire valoir ses droits dans ce cadre.

Pour les familles concernées, le point important est de signaler clairement la situation : lieu de résidence de l’enfant, composition familiale, scolarité éventuelle, coordonnées bancaires, changement d’adresse ou modification de la situation du parent en Belgique.

Un enfant qui vit au Maroc peut donc ouvrir un droit, mais seulement si les conditions sont remplies et si le dossier est correctement suivi. En cas d’information manquante, de formulaire non renvoyé ou de changement non déclaré, le paiement peut être retardé ou remis en cause.

Ce dispositif peut concerner des familles séparées entre les deux pays, des parents installés en Belgique alors que les enfants vivent au Maroc, ou encore des situations familiales où les enfants du conjoint résident au pays.

Pour les Marocains de Belgique, la règle à retenir est simple : les enfants restés au Maroc ne sont pas forcément exclus des allocations familiales belges. Mais le droit dépend de la convention, du statut du parent et des démarches auprès de la caisse compétente.

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Avant de conclure qu’aucune allocation n’est possible, il vaut donc mieux interroger sa caisse d’allocations familiales. Dans certains cas, les droits peuvent suivre l’enfant au Maroc. À condition de ne pas laisser le dossier dormir.