Belgique : les chômeurs marocains ne peuvent pas partir librement au Maroc
Les Marocains indemnisés par le chômage en Belgique doivent faire attention à leurs séjours au Maroc. L’ONEM impose une résidence principale et effective en Belgique, avec seulement quatre semaines de vacances à l’étranger par an.
Partir plusieurs semaines au Maroc tout en touchant des allocations de chômage en Belgique peut coûter cher. Pour les Marocains de Belgique, la règle est souvent mal comprise : être inscrit en Belgique ne suffit pas toujours, il faut aussi y résider réellement.
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L’ONEM rappelle qu’un chômeur complet indemnisé doit avoir sa résidence principale en Belgique et y résider de manière effective. Cette condition est au cœur du droit aux allocations. Elle signifie qu’un allocataire ne peut pas s’installer durablement au Maroc tout en continuant à percevoir normalement le chômage belge.
Les séjours au Maroc restent possibles, mais ils sont encadrés. Un chômeur a droit à 24 jours de vacances par an, soit quatre semaines. Ces jours comprennent les samedis. Ils peuvent être utilisés pour partir à l’étranger, notamment au Maroc, mais ils doivent être correctement indiqués.
La règle concerne donc les vacances, les visites familiales, les mariages, les séjours d’été ou les déplacements personnels. Un allocataire ne peut pas transformer ces semaines autorisées en long séjour non déclaré, surtout s’il continue à percevoir ses allocations comme s’il était disponible en Belgique.
Quatre semaines, pas un séjour prolongé
Le problème se pose souvent pendant l’été. Un chômeur marocain peut vouloir passer deux ou trois mois au Maroc auprès de sa famille. Mais du point de vue de l’ONEM, un séjour prolongé à l’étranger n’est pas compatible avec les obligations du chômage, sauf dispense particulière.
Le chômeur doit rester disponible pour le marché de l’emploi belge. Il doit pouvoir répondre aux convocations, chercher activement du travail et respecter les obligations imposées par les services régionaux de l’emploi. Un séjour long au Maroc peut rendre cette disponibilité impossible.
Des exceptions existent. L’ONEM prévoit qu’un chômeur peut résider temporairement à l’étranger s’il bénéficie d’une dispense expresse de l’obligation de résider en Belgique. Cela peut notamment concerner une recherche d’emploi à l’étranger ou une formation. Mais cette dispense doit être demandée et accordée selon les règles prévues.
Il ne suffit donc pas de prévenir oralement ou de considérer qu’un voyage familial est normal. Le chômeur doit vérifier à l’avance ce qu’il peut faire, comment déclarer ses jours de vacances et si une autorisation particulière est nécessaire. En cas de doute, il vaut mieux s’adresser à son organisme de paiement ou à l’ONEM avant de partir.
Le risque n’est pas théorique. Un séjour non déclaré ou trop long à l’étranger peut entraîner la perte d’allocations pour la période concernée, voire des demandes de remboursement si des montants ont été versés alors que les conditions n’étaient plus remplies.
Pour les Marocains de Belgique, la confusion vient souvent du lien fort avec le Maroc. Beaucoup considèrent les vacances au pays comme une évidence, surtout en été ou lors d’événements familiaux. Mais pour l’administration belge, un chômeur indemnisé reste soumis à des obligations strictes.
La règle à retenir est simple : le chômage belge n’est pas fait pour financer un séjour prolongé au Maroc. Partir quelques semaines est possible dans la limite des vacances prévues. S’absenter plus longtemps sans dispense peut mettre les allocations en danger.
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Avant de réserver un billet ou de prolonger un séjour au Maroc, les chômeurs concernés doivent donc vérifier leur solde de vacances, remplir correctement leur carte de contrôle et demander une dispense si leur situation l’exige. Le Maroc reste accessible, mais pas sans règles.