Belgique : l’impossible renvoi des détenus marocains
La Belgique peine à désengorger ses prisons via le transfèrement des détenus marocains vers leur pays d’origine. Les obstacles diplomatiques et la sévérité des peines bloquent de nombreuses procédures de renvoi, malgré une saturation record du système.
Le système pénitentiaire belge accueille actuellement plus de 13 400 personnes pour une capacité de 11 000 places. Face à ce record, le gouvernement privilégie le transfert des condamnés étrangers, qui constituent près de 50 % des effectifs, afin qu’ils purgent leur peine dans leur pays de nationalité.
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L’exécution de ces mesures vers le Maroc reste toutefois complexe. Contrairement aux accords intra-européens, les procédures avec les pays hors Europe dépendent de conditions bilatérales spécifiques qui doivent être renégociées régulièrement, ralentissant considérablement le rythme des départs.
Selon les acteurs du secteur pénitentiaire, le Maroc oppose parfois une fin de recevoir aux demandes de transfèrement. Ces refus surviennent particulièrement lorsque les condamnés ont écopé de peines jugées trop lourdes par les autorités marocaines pour être intégrées dans leur propre système judiciaire.
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Cette situation aboutit à des échecs d’expulsion à l’issue de la détention. Environ 40 % des détenus transitant par la prison de Tongres ne peuvent finalement pas être renvoyés et se retrouvent libérés sur le sol belge, faute de coopération ou en raison de liens maintenus avec le territoire.