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Attaque terroriste à la prison d’Osny : la fausse compassion de Bilal Taghi

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21 novembre 2019 - 22h00 - Monde

Les juges de Bilal Taghi n’ont nullement été émus par ses actes de remords de ses crimes, lui qui sera fixé sur son sort à la fin de la semaine pour tentative d’assassinat sur deux surveillants de la maison d’arrêt d’Osny, la réclusion criminelle à perpétuité étant la peine encourue.

Pendant toute l’enquête, Bilal Taghi, jugé pour attaque terroriste par la cour d’assises spéciales a reconnu les faits. Toutefois, il ne regrette pas son acte ou peut-être un, celui de ne pas être parvenu à faire plus de victimes, rapporte 20minutes.fr.

Condamné à cinq ans de prison pour radicalisation, le jeune Bilal qui a basculé dans l’islam radical, sous l’influence de ses deux frères partis en Syrie, a attaqué, sept mois après sa condamnation, deux surveillants avec un couteau fabriqué par ses soins.

A la barre, il a assuré n’être plus le même et tenté de prouver qu’il a été finalement déradicalisé grâce à un psychologue de la prison de Moulins, dans l’Allier.

Pour sa part, l’avocat général est sceptique face aux remords exprimés par Bilal Taghi, ’’Je garde en moi le souvenir de vous voir pleurer tout le procès’’, avait-il lancé à l’accusé. C’est le même avocat qui a été chargé de requérir en 2016, lorsqu’il était poursuivi devant le tribunal correctionnel pour tentative de ralliement de la Syrie.

L’avocat général n’a certainement pas oublié l’art de tromper du mis en cause. ’’Comment peut-on pleurer comme ça et mentir en même temps ?’’, s’interrogeait-il à l’époque. Mardi dernier, Bilal en a remis une couche : ’’Putain, je suis désolé’’, bredouillait-il, entre deux sanglots, avant de se rasseoir lourdement dans le box, rapporte le même média.

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