À Bruxelles, une mère d’origine marocaine face à un budget de plus en plus tendu
Préparatrice de commandes dans un supermarché bruxellois, Hanane, d’origine marocaine, s’épanouit dans son travail. Toutefois, face à l’inflation galopante et aux loyers onéreux, cette mère de famille peine de plus en plus à boucler son budget.
Embauchée initialement comme étudiante en droit, cette femme de 46 ans a finalement privilégié un contrat à durée indéterminée pour préserver son équilibre familial. Au journal Sudinfo, elle détaille son quotidien rythmé par la préparation minutieuse des courses en ligne.
Sur Bladi.net : Retraite au Maroc : plus de 61 000 Français ont déjà sauté le pas, et vous ?
Elle perçoit environ 2 300 euros nets mensuels pour un temps partiel de trente heures par semaine. Bien qu’elle juge cette rémunération tout à fait correcte pour ce volume horaire, la réalité économique de la capitale belge la rattrape inévitablement chaque mois.
Avec un loyer bruxellois culminant à 1 400 euros, un crédit automobile et près de 1 000 euros de budget alimentaire pour ses trois enfants, l’équation se complexifie. Cette pression financière s’est lourdement aggravée depuis que la maladie de son mari a amputé les revenus du ménage de près de 1 500 euros.
Les loisirs coûteux comme les sorties au restaurant ont disparu, tandis que l’épargne-pension a dû être suspendue. Même les vacances estivales au Maroc sont désormais incertaines face au prix des traversées maritimes qui a triplé : « Aujourd’hui, on vit plutôt un mois à la fois », concède-t-elle avec lucidité.
Sur Bladi.net : Agadir : « Je vais au restaurant tous les jours », le luxe à 1000 euros qui attire les retraités français
L’avenir du secteur de la grande distribution suscite également quelques interrogations, les carrières linéaires n’étant plus garanties. Malgré ces défis quotidiens, l’employée refuse de céder à l’angoisse et se dit prête à se reconvertir si nécessaire, affirmant préférer « voir le bon côté des choses » avec un optimisme à toute épreuve.