Casablanca : des présidents de commune bientôt suspendus à cause des moutons de l’Aïd ?

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : P. A

À l’approche de l’Aïd al-Adha, le ministère de l’Intérieur enquête sur de graves malversations. Des élus locaux près de Casablanca sont soupçonnés d’avoir truqué la location des marchés aux bestiaux pour s’enrichir dans l’ombre.

Le scandale éclabousse plusieurs communes autour de la métropole casablancaise. Selon des rapports précis remontés à la Direction générale des collectivités territoriales, des présidents de communes ont attribué des espaces de vente de moutons de manière totalement illégale. Ces terrains ont été loués sous le manteau à des intermédiaires influents et des spéculateurs, les fameux « chennaqa ». Pour contourner les règles de transparence et les lois sur les marchés publics, certains élus n’ont pas hésité à falsifier la nature des documents administratifs, qualifiant ces foirails de simples « expositions » ou « d’espaces temporaires ».

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Au cœur de cette affaire se trouve un montage financier opaque apparenté à de la sous-location illicite. Al3omk révèle un décalage flagrant entre les recettes réelles générées par ces marchés et les sommes dérisoires inscrites dans les registres officiels. Les intermédiaires versent d’énormes montants en coulisses, tandis que les caisses communales ne perçoivent que des miettes. Cette évasion de fonds publics aurait été facilitée par la complicité directe de fonctionnaires locaux et d’élus, accusés d’avoir validé des données mensongères et fermé les yeux sur ces pratiques.

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Face à l’ampleur des détournements, les autorités centrales passent à la vitesse supérieure. Le ministère exige désormais des rapports détaillés de la part des préfectures, ciblant particulièrement les communes déjà épinglées par le passé. Des audits administratifs et financiers approfondis vont être lancés pour éplucher les contrats de location et tracer l’argent disparu. Cette offensive provoque aujourd’hui un véritable vent de panique chez les élus impliqués, qui redoutent de lourdes sanctions pénales et administratives pour leur gestion occulte.

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