Aïd al-Adha : le Maroc siffle la fin de la récréation pour la vente de moutons
Pour stopper la pagaille annuelle de l’Aïd, le ministère de l’Intérieur marocain encadre fermement la vente de moutons. Fini les étables improvisées en ville, les autorités imposent des espaces dédiés sous peine de lourdes sanctions financières.
À l’approche des festivités, les autorités territoriales ont reçu des consignes urgentes pour éradiquer l’anarchie urbaine. Walis, gouverneurs et maires doivent délimiter des zones de commercialisation précises, avec des horaires stricts, au sein des marchés hebdomadaires ou de plateformes aménagées. L’objectif est d’empêcher l’occupation illégale de l’espace public et les embouteillages. Désormais, utiliser un garage ou un commerce de quartier comme étable de fortune est formellement interdit. Les forces de l’ordre veilleront au grain et les contrevenants s’exposent à d’importantes pénalités.
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Cette offensive réglementaire répond à l’exaspération des riverains, fatigués par les nuisances sonores, l’accumulation de déchets et les conflits liés aux escroqueries sur des bêtes malades. Ce désordre alimentait par ailleurs une spéculation immobilière ahurissante. La location éphémère d’un simple local en zone résidentielle pouvait allègrement franchir la barre des 30 000 dirhams pour quelques semaines. Face à cette flambée des prix, certains vendeurs réglaient même leur loyer directement en bétail plutôt qu’en argent liquide.
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Pour rassurer les ménages, échaudés par les scandales sanitaires des éditions précédentes, le dispositif intègre un volet médical drastique. Les équipes de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) vont quadriller ces nouveaux points de rassemblement. Ces vétérinaires auront pour mission d’inspecter rigoureusement les troupeaux, de vérifier les certificats d’origine et d’éplucher les documents de transport avant toute mise sur le marché, garantissant ainsi l’achat d’animaux sains aux consommateurs.