Maroc : le mouton de l’Aïd sera plus cher
À l’approche de la fête du sacrifice, le prix du bétail suscite l’inquiétude au Maroc. L’évolution des tarifs résulte d’un équilibre complexe entre la flambée du litre de diesel et l’amélioration des conditions climatiques récentes.
Avec un litre de diesel atteignant près de 15,50 dirhams, le coût du transport et de la distribution exerce une forte pression sur le marché du bétail. Cette inflation complique le quotidien des Marocains, très sensibles aux prix à l’approche de l’Aïd al-Adha en raison de la forte demande en viande. Interrogé par Goud, Amine Sami, expert international en économie et planification stratégique, précise que la tarification actuelle résulte d’un rapport de force entre deux facteurs majeurs.
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D’un côté, le prix du carburant se répercute de manière directe sur les frais logistiques et l’alimentation des animaux. De l’autre, les récentes précipitations qui se sont abattues sur le pays ont relancé l’activité agricole et amélioré l’état du cheptel national. Selon l’expert, cette interaction engendre une « situation proche de la stabilité relative », tout en créant des disparités régionales liées aux coûts de transport, à la disponibilité des fermes d’élevage et à la distance entre les zones de production et de consommation.
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Ce marché reflète une dynamique économique et sociale plus globale. Alors que les coûts de l’énergie impactent l’ensemble de la chaîne de valeur, l’agriculture continue d’atténuer l’inflation et de soutenir le pouvoir d’achat en milieu urbain comme rural. L’économiste conclut que ce marché se dirige vers un équilibre dicté par la production et la demande, insistant sur l’importance d’« améliorer les chaînes de distribution et augmenter la production » pour garantir une plus grande stabilité à l’avenir.