Pétrole sous les 100 $ : Pourquoi les prix ne baissent-ils pas encore au Maroc ?

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

L’annonce d’une trêve au Proche-Orient a fait chuter les cours mondiaux du pétrole sous la barre des 100 dollars. Au Maroc, les consommateurs espèrent que ce repli soulagera enfin leur pouvoir d’achat, lourdement impacté par l’inflation.

Cette détente internationale doit impérativement se répercuter sur le marché national. Ali Chtour, président de l’Association marocaine de défense des droits du consommateur, affirme dans Hespress que la baisse du brut doit désormais entraîner une réduction directe des coûts de transport et de distribution des denrées alimentaires. Selon lui, il n’est plus acceptable que les prix grimpent instantanément lors des hausses, mais tardent à baisser lorsque les coûts de production diminuent.

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Le militant associatif appelle le gouvernement à renforcer les contrôles pour lutter contre le monopole et les spéculations illicites. Il préconise l’instauration d’un mécanisme transparent liant les tarifs du transport aux fluctuations des carburants. Cette « justice des prix » est jugée indispensable pour protéger les classes moyennes et les foyers les plus vulnérables, dont le quotidien a été bouleversé par la cherté de la viande et des légumes.

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De son côté, Houssine El Yamani, du Front national pour le sauvetage de la Samir, pointe du doigt les limites de la législation actuelle. Il déplore que le marché intérieur ne réagisse pas avec la même réactivité que les marchés mondiaux, dénonçant les manœuvres des distributeurs pour retarder les baisses. Pour cet expert, l’échec du système de libéralisation des prix nécessite une révision urgente de la loi afin de mieux sécuriser les stocks et protéger le pays en temps de crise.