Face à la crise mondiale, le Maroc sort le chéquier
Le gouvernement marocain a annoncé l’injection de 1,648 milliard de dirhams par mois pour bloquer les tarifs énergétiques. Cette mesure exceptionnelle répond à l’explosion des coûts mondiaux provoquée par la guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Face à l’envolée des cours, l’État marocain prend en charge une part majeure du coût du gaz butane. Le ministre du Budget, Faouzi Lekjaa, a précisé que le gouvernement subventionnera désormais chaque bouteille de 12 kg à hauteur de 78 dirhams. Cette aide de 600 millions de dirhams par mois permet de maintenir le prix domestique à 50 dirhams, évitant ainsi aux consommateurs de payer le double du prix actuel.
Sur Bladi.net : Coup dur pour les Marocains : les prix du gasoil et de l’essence s’envolent à nouveau
Les tarifs de l’électricité resteront également inchangés pour les ménages et les industriels. Malgré la hausse des prix du fioul, du gaz naturel et du charbon, l’exécutif a décidé de geler les factures grâce à une enveloppe mensuelle de 400 millions de dirhams. Cette décision vise à stabiliser l’économie nationale face à la volatilité extrême des marchés internationaux des matières premières.
Sur Bladi.net : Prix du gaz et de l’électricité au Maroc : le gouvernement prend une décision radicale
Enfin, un soutien de 648 millions de dirhams est alloué aux transporteurs professionnels. Ils recevront une aide de 3 dirhams par litre de carburant consommé entre la mi-mars et la mi-avril, période marquée par un bond des prix à la pompe. Ce dispositif d’urgence doit permettre de maintenir fixes les tarifs du transport de personnes et de marchandises, limitant ainsi l’inflation sur les produits de consommation courante.