Ramadan 2026 : La sardine à 30 DH, le choc des prix qui assomme les ménages marocains

- 00h00 - Maroc - Ecrit par : Jalil Laamoudi

Durant ce Ramadan, les prix du poisson connaissent une hausse marquée au Maroc, particulièrement pour la sardine. Entre approvisionnements irréguliers et demande accrue, l’instabilité des tarifs sur les marchés complique le quotidien des familles et des commerçants.

Dans les marchés du royaume, les consommateurs font face à une forte inflation. La sardine, autrefois pilier de l’accessibilité alimentaire, atteint désormais 30 dirhams le kilo à Casablanca selon Finances News Hebdo. Le maquereau se négocie entre 45 et 50 dirhams, tandis que le merlan avoisine les 60 dirhams et le mulet dépasse les 70 dirhams.

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Cette flambée coïncide avec le mois sacré, période où la demande pour ce type de produits culmine pour les repas du soir. Malgré les vastes façades maritimes du pays, l’incapacité de l’offre à suivre ce rythme saisonnier provoque une volatilité imprévisible, rendant la planification des achats particulièrement difficile pour les ménages marocains.

Ramadan : la loi de l’offre et de la demande dicte les tarifs des étals

Les tarifs dépendent exclusivement du volume des arrivages, explique un marchant. « Si le camion arrive avec moins de caisses, on ne peut pas maintenir les prix », explique ce poissonnier cité par le magazine. Il précise que les commerçants doivent répercuter le coût d’achat pour éviter de travailler à perte.

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L’instabilité repose sur un équilibre fragile. Les conditions météorologiques et les périodes de repos biologique limitent les captures, tandis que les circuits logistiques — incluant le transport frigorifique, la manutention et les multiples intermédiaires — ajoutent des marges successives. Entre le port et le panier final, chaque étape renchérit systématiquement le produit.