Hausse des prix au Ramadan : le consommateur marocain est-il le premier responsable de la « cherté » ?

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Des associations de protection du consommateur au Maroc qualifient de « cherté injustifiée » la hausse des prix observée en ce début de Ramadan, l’attribuant principalement à la frénésie d’achat et au manque de rationalité des citoyens.

Selon la Fédération marocaine des droits du consommateur, cette envolée des tarifs n’est pas une fatalité économique, mais un « phénomène habituel » déclenché par des comportements irrationnels. L’organisation affirme que la cause principale réside dans la ruée inacceptable des acheteurs vers des quantités de marchandises dépassant largement leurs besoins réels, créant un déséquilibre artificiel entre l’offre et la demande.

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Cette forte pression sur les marchés permet à certains intermédiaires et spéculateurs de doubler les prix au stade du détail alors que les cours restent raisonnables sur les marchés de gros. Le président de l’Association marocaine de défense des droits du consommateur, souligne que « l’agriculteur et le consommateur sont les victimes de cette chaîne », le premier vendant à des prix dérisoires tandis que le second paie le prix fort.

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La situation est aggravée par des facteurs climatiques, notamment les récentes inondations à Ksar El Kebir. Ces intempéries ont endommagé de vastes superficies agricoles, réduisant l’offre de certains légumes sur les étals. Cette faiblesse de l’approvisionnement, conjuguée à une demande saisonnière explosive pour des produits spécifiques comme le céleri, a favorisé l’exploitation commerciale dans plusieurs villes, dont Tanger.

Face à ce constat, les associations appellent à une transition vers une consommation plus consciente pour freiner le gaspillage, particulièrement celui du pain. Ils estiment qu’un contrôle efficace ne doit pas être uniquement saisonnier mais « continu et régulier tout au long de l’année ».

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