Maroc : les prix des voitures d’occasion s’envolent
Au Maroc, les commerçants affirment que les constructeurs automobiles ont fait flamber les prix des voitures d’occasion en cette période estivale.
Cet été, les marchés de voitures d’occasion au Maroc enregistrent une hausse des prix par rapport aux périodes précédentes. Selon des commerçants de Salé-Kénitra, l’augmentation actuelle des prix sur le marché des voitures d’occasion est principalement due à la « hausse des prix par les entreprises automobiles ». « La situation actuelle menace les marchés de voitures d’occasion au Maroc », s’inquiète un commerçant de voitures d’occasion dans la région Rabat-Salé-Kénitra auprès de Hespress. Selon ses explications, les entreprises automobiles augmentent les prix et s’efforcent activement de s’emparer du marché des voitures d’occasion, en proposant de nombreuses fonctionnalités et offres pour vendre des voitures anciennes.
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« Cette situation pousse les vendeurs sur les marchés de voitures d’occasion à augmenter directement les prix, bien que la réalité actuelle montre une migration des clients vers les entreprises », a-t-il ajouté, déplorant que l’augmentation uniforme des prix et l’accaparement des caractéristiques propres au marché des voitures d’occasion soient une pratique menant à la disparition de ce dernier. La situation du marché des voitures d’occasion au Maroc pendant la saison estivale, marquée par une hausse notable des prix, « reflète clairement l’aggravation du problème du monopole par certaines entreprises qui dominent le secteur », analyse Omar Kettani, expert économique. Selon lui, ces entreprises « prennent en charge toutes les étapes de la chaîne d’approvisionnement et de commercialisation seules, ce qui conduit à fixer les prix de manière unilatérale et collective, et de façon intégrée qui sert souvent uniquement leurs intérêts ».
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L’expert explique : cette situation montre également « l’absence d’une politique sociale efficace pour protéger le consommateur, car il n’existe pas de mécanismes réglementaires suffisants garantissant la transparence et l’égalité des chances sur le marché. » Et de poursuivre : « Par conséquent, le consommateur est privé de la liberté de choix et de son droit naturel à consommer des produits en adéquation avec son pouvoir d’achat, que ce soit en hiver ou en été ».