Ramadan et pastèques : les raisons d’un prix grimpant jusqu’à 15 dirhams le kilo au Maroc
Malgré une production en plein essor, les exportateurs mauritaniens de pastèques dénoncent le coût élevé des taxes douanières marocaines. Si les tarifs restent inchangés selon Rabat, les frais logistiques cumulés freinent désormais l’accès au marché national.
Des agriculteurs mauritaniens expriment leur mécontentement face à l’alourdissement des charges financières pour acheminer leurs produits vers le Royaume. Si des rumeurs évoquent une taxe de 90 000 dirhams par cargaison de 24 tonnes, les experts précisent que ce montant englobe l’ensemble des frais logistiques. Les droits de douane réels s’élèvent à environ 50 000 dirhams, un tarif qui, selon les autorités marocaines, n’a connu aucune augmentation cette année.
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Cette tension survient alors que la filière a connu une expansion fulgurante en Mauritanie, passant de 200 à 3 000 hectares en cinq ans. Le marché marocain, bien que secondaire face à l’exportation vers l’Europe, reste stratégique pour écouler l’abondante production. La coïncidence du Ramadan fin février a toutefois provoqué une hausse des prix, atteignant jusqu’à 15 dirhams le kilo en raison d’une offre encore limitée en début de saison.
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Les investisseurs soulignent que les productions des deux pays ne se concurrencent pas directement, les récoltes mauritaniennes se terminant au moment où débutent celles du Maroc. Si une baisse des taxes douanières est souhaitée pour favoriser le pouvoir d’achat des consommateurs, une telle mesure exigerait des accords bilatéraux conclus bien avant le début des campagnes agricoles. Le Maroc veille en effet à protéger son propre équilibre en tant que nation productrice.