Olives : après deux ans de crise, l’industrie marocaine renoue avec une récolte record
L’industrie marocaine de la conserve d’olives renoue avec la croissance, portée par une récolte de deux millions de tonnes. Cette abondance met fin à deux années de crise marquées par la rareté des ressources et l’envolée des coûts.
Après deux ans de fortes tensions sur les approvisionnements, les prix à l’achat se sont effondrés. Les professionnels du secteur rapportent une baisse « record », le kilo d’olives se négociant désormais entre 5 et 12 dirhams selon les variétés, contre environ 20 dirhams lors de la campagne précédente.
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Cette disponibilité massive de la matière première permet aux unités de transformation de s’affranchir des importations. Selon les acteurs de la filière cités par Hespress, le fonctionnement des usines reste désormais « mécaniquement lié au volume des commandes reçues », assurant une fluidité entre la production nationale et la capacité de transformation.
Le secteur s’efforce de répondre à une demande soutenue émanant des marchés européen, américain, africain et moyen-oriental. Malgré une pénurie de main-d’œuvre qui ralentit actuellement la récolte dans certaines exploitations, le flux constant d’intrants sécurise la compétitivité des produits finis destinés à l’exportation.
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En parallèle des circuits industriels, les coopératives maintiennent des procédés traditionnels pour la variété « beldi ». Ces méthodes naturelles, sans conservateurs, exigent un délai de maturation de quatre à six mois afin de garantir la qualité du produit final avant sa commercialisation sur le marché local.