Prix du gaz et de l’électricité au Maroc : le gouvernement prend une décision radicale
L’exécutif marocain refuse de laisser la volatilité des marchés dicter sa loi au panier de la ménagère. Sous l’impulsion d’Aziz Akhannouch, une commission ministérielle a été officiellement installée lundi pour piloter la riposte économique du Royaume face à l’embrasement du Moyen-Orient.
Alors que le conflit opposant l’Iran à l’alliance Israël-États-Unis s’intensifie depuis le 28 février, les marchés de l’énergie subissent une poussée de fièvre sans précédent. Pour le Maroc, tributaire à 94 % des importations pour ses besoins énergétiques, l’enjeu est stratégique. Plusieurs départements ministériels ont ainsi présenté, lors d’une première réunion de crise, des scénarios visant à sanctuariser le pouvoir d’achat des citoyens contre cette onde de choc géopolitique.
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Dans cette optique, l’État a choisi de maintenir ses subventions sur le gaz butane. Bien que les cours mondiaux aient bondi de 68 % depuis le début du mois de mars, le prix de la bonbonne restera gelé pour les consommateurs. Ce bouclier tarifaire s’étend également à l’électricité, dont les prix à la consommation sont maintenus stables pour éviter tout effet de contagion inflationniste.
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La riposte gouvernementale s’est également portée sur le front logistique mardi dernier avec le déblocage d’une aide financière directe pour les professionnels du transport. Variant de 1 600 à 6 200 dirhams selon la catégorie de véhicule, ce soutien doit garantir la fluidité des chaînes d’approvisionnement. En verrouillant ces leviers budgétaires, Rabat espère stabiliser l’économie nationale face à une crise régionale dont l’issue demeure imprévisible.