Tomates : le Maroc n’arrête pas les exportations
Contrairement aux rumeurs, le Maroc n’a pas suspendu ses exportations de tomates vers l’Europe. Seuls certains arbitrages ciblent le marché africain. Malgré des prix records sur les étals locaux, les professionnels démentent tout arrêt global d’activité.
Depuis plusieurs jours, de fausses informations circulent sur un prétendu blocage des expéditions vers l’Europe et l’Afrique. Les professionnels du secteur démentent catégoriquement ces rumeurs. Selon Médias24, aucune décision de suspension globale n’a été prise et le marché marocain continue d’être approvisionné. Les limitations actuelles ne concernent que les tomates industrielles destinées à certains pays d’Afrique subsaharienne.
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La flambée des prix, qui atteignent jusqu’à 20 dirhams le kilo, s’explique en réalité par une chute brutale de la production. La campagne agricole a été frappée par des maladies comme le mildiou et la propagation de virus. De plus, une tempête violente a ravagé des milliers d’hectares de serres dans la région du Souss-Massa, tandis que la hausse du coût des engrais et de l’énergie pèse lourdement sur les exploitations.
Pour les opérateurs, l’exportation reste un levier d’équilibre indispensable. Elle permet de financer le marché local en compensant les ventes à bas prix grâce aux revenus générés à l’étranger. Les agriculteurs affirment que sans ce mécanisme, ils produiraient à perte, ce qui pourrait provoquer une hausse encore plus importante des tarifs pour les consommateurs nationaux à long terme.
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Enfin, le secteur pointe du doigt les défaillances de la chaîne de commercialisation. Le prix des tomates double ou triple entre les zones de production et les centres urbains en raison de la multiplication des intermédiaires. Les professionnels insistent : la crise actuelle ne vient pas des exportations, mais bien d’une conjonction de facteurs climatiques défavorables et de dysfonctionnements dans la distribution nationale.