Constitution : Prêts pour le Tamazight ?

- 22h55 - Maroc - Ecrit par : Bladi.net

Tamazgha, une ONG qui défend les droits des Imazighen, vient de présenter aux Nations-Unies un rapport très attendu sur “L’Etat marocain et la question amazighe”.

Le document signé par près d’une centaine d’associations est particulièrement critique envers la position marocaine officielle sur la question. “Négation officielle du fait amazigh, exclusion et discrimination constitutionnelle, arabisation oppressive, interdiction d’activités d’associations amazighes et intimidations”, les griefs sont nombreux.

Tamazgha, qui regroupe des berbères des trois pays d’Afrique du Nord, épingle la Constitution “sur
laquelle se base une politique d’arabisation et de négation de l’identité amazighe du pays”, mais aussi l’Ircam (Institut royal pour la culture amazighe) considéré comme “un instrument du Makhzen créé pour un freinage en douceur du mouvement amazigh”.

Ce qui est sûr, c’est que le Maroc officiel n’a pas attendu le rapport critique de Tamazgha pour envisager de réformer la Constitution, notamment son préambule (“Le Royaume du Maroc, Etat musulman souverain, dont la langue officielle est l’arabe, constitue une partie du Grand Maghreb Arabe”), à la lumière de l’évolution de la question amazighe. A l’Ircam, où on se défend de servir la soupe au pouvoir, Ahmed Assid nous explique que “contrairement au haut commissariat de l’amazighité créé par Bouteflika en Algérie, l’Ircam est né à partir d’une initiative des militants amazighs qui ont proposé le projet au roi”.

Le même Assid rappelle par ailleurs que “l’enseignement de la langue amazighe devrait être généralisé à tous les cycles de l’enseignement en 2011”. Bonne nouvelle.

Tel Quel

  • Tamazight, langue officielle ?

    Telle est la consigne du Comité des droits économiques, sociaux et culturels du Haut Commissariat aux droits de l'Homme (OHCHR) dépendant des Nations Unies. Des associations amazigh, dont « Tamazgha », s'élèvent contre le fait que ni l'AMDH, ni l'OMDH n'ont jugé bon d'inscrire cette requête dans leur tableau de revendications.

  • Création du prix national de la chanson amazighe

    Une convention portant sur la création d'un Prix national de la chanson amazighe moderne, a été signée entre l'Institut royal de la culture amazigh (IRCAM) et l'association Festival international de Rabat.

  • Lettre amazighe à SM le Roi

    Lounes Belkacem, président du Congrès Mondial Amazighe (CMA), vient d'adresser à SM le Roi Mohammed VI une lettre où il appelle à la prise en considération de la culture amazighe lors de la prochaine réforme constitutionnelle.

  • Démission d'administrateurs de l'Institut royal amazighe

    Sept défenseurs de la culture amazighe (berbère) ont quitté le conseil d'administration de l'Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), jugeant insuffisante l'action menée dans ce domaine au Maroc, a-t-on appris mercredi à Rabat. Ces démissionnaires ont insisté, dans un communiqué diffusé mercredi, sur le fait que la langue amazighe doit être inscrite comme langue officielle dans la Constitution du royaume.

  • Tamazight à la recherche d'une visibilité

    La création d'une chaîne de télévision berbère est encore au stade de projet. Sa mise sur pied devrait enrichir le paysage audiovisuel national. Le 19 juillet dernier, Nabil Benabdellah, ministre de la Communication, annonçait qu'un projet de création d'une chaîne de télévision en langue berbère était en cours d'examen. Salué par l'IRCAM, qui a estimé qu'une chaîne "exclusivement amazighe représente une valeur ajoutée à la culture nationale".

  • Chaîne amazighe au Maroc

    Le ministre de la Communication a indiqué mercredi à Rabat que l'idée de création d'une chaîne de télévision en langue amazighe est en cours d'élaboration, affirmant que ce projet constitue un pas important dans l'enrichissement du paysage audio-visuel au Maroc.

  • Qui a peur de l'amazighité ?

    Pour son cinquième anniversaire, l'Institut Royal pour la culture amazigh (IRCAM) a choisi la célébration festive. Comme pour signifier que, malgré les problèmes, les lacunes, les promesses non tenues et les engagements non respectés par les uns et les autres, rien n'empêche de célébrer l'amazighité dans sa dimension artistique et créatrice. Car c'est justement là, dans le champ de l'art, que l'amazighité s'exprime le mieux, en tout cas le plus librement.

  • L'amazighité devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève

    En ces temps agités où l'amazighité fait figure de cheval de bataille brandi bien tardivement par des partis de la mouvance populaire et alors que des activistes imazighen sonnent le tocsin de la mobilisation pour la libération des détenus de Boumaln Dades, la question amazighe est arrivée jusqu'au Conseil des droits de l'Homme qui tient session à Genève.

  • L'amazigh, une langue toujours aussi marginalisée

    En 2003, tous les amazighophones ont crié victoire. La langue amazighe et le tifinagh seront enfin enseignés à l'école et généralisés les années suivantes à l'ensemble du territoire national. Le discours royal de 2001 et le partenariat avec le ministère de l'Education nationale signé en 2003 ont amplement contribué à concrétiser les choses. Enfin, la langue et la culture amazighes vont retrouver leur place au sein de la société. Mais très vite, les premiers espoirs font place aux déceptions.

  • L'IRCAM à la recherche d'un nouveau souffle

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