Espagne : le PP dénonce la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali

- 17h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

Le Parti Populaire (PP) a dénoncé mercredi, la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali par le gouvernement de Pedro Sánchez, et appelé à la démission « immédiate » de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya.

Par la voix de son secrétaire général, Teodoro García Egea, le parti a demandé la démission « immédiate » de la ministre des Affaires étrangères, pour sa gestion « catastrophique » de l’affaire Brahim Ghali et l’absence de communication sur l’arrivée en Espagne et le départ du leader du Front Polisario.

« Je pense que la ministre des Affaires étrangères doit démissionner immédiatement. Ce dossier a généré une crise diplomatique de premier ordre avec le Maroc et le gouvernement a montré qu’il n’avait aucun poids en matière de politique étrangère », a déclaré García Egea dans une interview accordée à TVE rapportée par Europa Press. Le départ de Ghali a été aussi géré « avec obscurantisme », fait observer García Egea qui soutient que le gouvernement a fait une « gestion désastreuse de cette affaire ».

Le leader du Front Polisario a été admis en avril, à l’hôpital de Logroño en Espagne sous une fausse identité. Accusé de torture, génocide, viol et enlèvement, il a comparu mardi 1ᵉʳ juin par visioconférence à la Haute cour nationale, avant de quitter l’Espagne, en direction de l’Algérie.

  • Pas de traces d'un « dossier Ghali » au ministère espagnol des Affaires étrangères

    Le ministère espagnol des Affaires étrangères a assuré qu'il « n'a pas de dossier sur l'entrée de Brahim Ghali en Espagne ». Ceci, malgré les nombreuses interventions publiques de la ministre Arancha Gonzalez Laya sur le sujet, dès l'ouverture de la crise diplomatique avec le Maroc, provoquée par l'accueil du leader du Front Polisario.

  • Le juge espagnol recherche toujours ceux qui ont autorisé l'entrée de Ghali en Espagne

    Le juge d'instruction en charge de l'affaire Brahim Ghali demande au ministère des Affaires étrangères et à l'État-major de l'armée de l'air de lui fournir les noms des militaires et hauts fonctionnaires qui ont donné et reçu des instructions pour faciliter l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, le 18 avril dernier.

  • González Laya : l'entrée de Ghali en Espagne était « légale »

    L'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a assuré ce lundi lors de sa comparution, que l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, a été faite « conformément à la loi ».

  • Le gouvernement espagnol était au courant de l'arrivée de Ghali

    Camilo Villarino, le chef de cabinet d'Arancha González Laya, ancienne ministre des Affaires étrangères, est celui qui a ordonné à l'état-major de l'armée de l'air de ne pas soumettre Brahim Ghali, le leader du Front Polisario et sa suite au contrôle « des douanes ou de l'immigration » avant leur entrée sur le territoire espagnol.

  • Le PP veut connaître le responsable de l'entrée de Brahim Ghali en Espagne

    Le porte-parole du Parti populaire (PP) au Congrès, Cuca Gamarra, a exigé mardi la comparution des ministres Felix Bolaños et José Manuel Albares afin qu'ils révèlent l'identité du responsable de l'entrée de Brahim Ghali en Espagne. Pour la formation de droite, le limogeage de l'ancienne ministre Arancha González Laya, visait à « couvrir » un « grand scandale ».

  • Gonzalez Laya « sacrifiée » pour calmer la colère du Maroc

    La ministre des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a été éjectée samedi du gouvernement à l'occasion du dernier remaniement opéré par Pedro Sanchez. L'Exécutif espagnol a trouvé en elle le fusible idéal pour tenter d'apaiser le Maroc dans la grave crise ouverte depuis l'accueil en avril de Brahim Ghali, leader du Front Polisario, dans un hôpital de Logroño.

  • Le Maroc a imposé ses conditions dans le départ de Brahim Ghali

    Le Maroc a contraint l'avion du gouvernement algérien, qui était censé assurer le retour de Brahim Ghali en Algérie après sa comparution, à faire demi-tour en plein vol.

  • Arancha González Laya emportée par la crise avec le Maroc

    Arancha González Laya n'est plus, depuis ce samedi, la ministre espagnole des Affaires étrangères. Le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, vient de la remercier à l'occasion du remaniement opéré. José Manuel Albares, jusque-là ambassadeur d'Espagne en France, est le nouveau chef de la diplomatie espagnole.

  • Affaire Ghali : non-lieu pour Arancha González Laya

    Le président du tribunal d'instruction de Saragosse, chargé de l'enquête sur l'affaire Bhaim Ghali, a déclaré un non-lieu concernant l'implication de l'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya dans l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario.

  • Espagne : le Parti populaire soutient le Maroc pour mieux critiquer Pedro Sanchez

    Le Parti populaire (PP) a choisi de s'attaquer constamment au gouvernement de Sánchez et de soutenir le Maroc dans la crise ouverte entre les deux pays après l'entrée sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le leader du Front Polisario.