Affaire Brahim Ghali : le début d’une longue crise entre l’Espagne et le Maroc

- 12h20 - Espagne - Ecrit par : P. A

La crise entre le Maroc et l’Espagne, née après l’accueil de Brahim Ghali dans un hôpital à Logroño, n’est pas près de connaitre son épilogue. Ce dimanche, Arancha González Laya, la ministre espagnole des Affaires étrangères, a indiqué que le leader du Polisario « retournera dans son pays quand il sera rétabli ».

Arancha González Laya a déclaré à la radio nationale espagnole (RNE) que Brahim Ghali « retournera dans son pays lorsqu’il sera rétabli », rapporte Le360 qui précise que par cette affirmation, la cheffe de la diplomatie espagnole révèle sans le savoir que le prochain pays de destination du leader du Polisario n’est autre que l’Algérie qui lui a délivré un passeport diplomatique avec une fausse d’identité. Car en réalité, aucune solution ne saurait satisfaire à la fois Rabat et Alger, développe le média qui fait observer que l’Espagne est confrontée à un dilemme : soit elle laisse le procès contre Brahim Ghali aller à son terme et ne tient pas sa parole donnée à l’Algérie, soit elle le rapatrie vers l’Algérie et choisit de faire perdurer la crise avec le Maroc.

De son côté, le Maroc est resté ferme sur sa position, soutenant que la raison de la crise est l’accueil, en catimini, sur le sol espagnol de Brahim Ghali sous une fausse identité, et non la crise migratoire de Sebta, comme l’Espagne a tenté de le faire croire pour gagner la solidarité de l’Europe contre le Maroc.

Avec cette déclaration, Arancha González Laya semble minimiser les conséquences de la présence sur son territoire, du leader du Polisario sur les relations entre le Maroc et l’Espagne. Mieux, en choisissant de soustraire Brahim Ghali à la justice, l’Espagne ouvre une nouvelle page de crise entre Rabat et Madrid.

  • Brahim Ghali s'était déjà rendu en Espagne, et le Maroc le savait

    Le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, s'était rendu secrètement en Espagne à au moins six reprises sous le gouvernement de Pedro Sánchez, avant son admission en avril, à l'hôpital de San Pedro de Logroño, selon des sources des services secrets espagnols.

  • Brahim Ghali va mieux

    Un haut responsable « sahraoui » rassure sur l'état de santé du leader du Polisario, admis d'urgence dans un hôpital de Logroño, en Espagne, le 18 avril dernier. Il avait contracté le Covid-19.

  • Espagne : le PP dénonce la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali

    Le Parti Populaire (PP) a dénoncé mercredi, la gestion « catastrophique » du dossier Brahim Ghali par le gouvernement de Pedro Sánchez, et appelé à la démission « immédiate » de la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya.

  • Brahim Ghali sous surveillance policière à l'hôpital de Logroño

    Depuis quelques jours, des agents ont été affectés au poste de police de la ville de San Pedro pour surveiller l'hôpital de Logroño où est hospitalisé Brahim Ghali, le chef du Front Polisario.

  • Brahim Ghali a-t-il quitté l'Espagne ?

    Le Polisario semble vouloir faire obstruction à la justice espagnole. Un responsable du mouvement indépendantiste, Salem Lebsir affirme que Brahim Ghali qui devrait comparaître le 1ᵉʳ juin devant le juge d'instruction de Madrid, Santiago Pedraz Gomez quittera l'Espagne dans les tout prochains jours. D'autres sources affirment qu'il aurait déjà quitté la péninsule ibérique.

  • González Laya : l'entrée de Ghali en Espagne était « légale »

    L'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya, a assuré ce lundi lors de sa comparution, que l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, a été faite « conformément à la loi ».

  • Le Maroc a coupé tout contact avec l'Espagne

    Le Maroc « n'a pas eu de contact avec l'Espagne » depuis la crise migratoire à Ceuta, consécutive à l'entrée de Brahim Ghali sur le sol espagnol, a assuré dimanche, Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères.

  • La crise Maroc-Espagne va-t-elle emporter Arancha González Laya ?

    La crise diplomatique entre le Maroc et l'Espagne pourrait coûter à Arancha González Laya, ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération son poste au gouvernement. La première vice-présidente Carmen Calvo, proche de l'ambassadrice du royaume à Madrid, Karima Benyaich, est désormais chargée de désamorcer la crise.

  • Brahim Ghali a choisi Manuel Ollé pour assurer sa défense

    Manuel Ollé, avocat et expert en droit pénal international, assurera la défense du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, lors de sa comparution le 1ᵉʳ juin devant la Haute cour nationale.

  • Affaire Ghali : non-lieu pour Arancha González Laya

    Le président du tribunal d'instruction de Saragosse, chargé de l'enquête sur l'affaire Bhaim Ghali, a déclaré un non-lieu concernant l'implication de l'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha González Laya dans l'entrée en Espagne du leader du Front Polisario.