EasyJet veut confier ses avions au Maroc à des pilotes auto-entrepreneurs

- 22h00 - Maroc - Ecrit par : Betty de G.

Pour compléter les équipages de sa nouvelle base de Marrakech, easyJet proposerait à des pilotes de travailler sous le statut d’auto-entrepreneur. La compagnie assure toutefois que ceux qui opèrent actuellement depuis le Maroc restent détachés de ses autres bases.

Ouverte en avril, la base marocaine d’easyJet dispose de trois avions et dessert une trentaine de lignes européennes. Elle doit représenter environ 100 emplois, dont une soixantaine de postes de pilotes.

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Selon le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), les pilotes recrutés pour s’installer durablement à Marrakech ne se verraient pas proposer des contrats salariés classiques. Ils passeraient par Storm Aviation, une société établie en Irlande, qui les mettrait ensuite à la disposition d’easyJet.

Le syndicat affirme dans La Tribune que ce montage serait inédit au sein de la compagnie. Il estime qu’il ferait supporter aux pilotes une partie des risques sociaux et financiers, alors qu’easyJet conserverait la maîtrise de leur activité opérationnelle.

Les pilotes actuels viennent d’autres bases

EasyJet ne confirme ni ne dément la nature des contrats proposés pour les recrutements à Marrakech. Elle précise en revanche qu’aucun pilote actuellement en fonction dans la base marocaine n’a été engagé par l’intermédiaire d’un prestataire.

Les équipages qui opèrent aujourd’hui depuis Marrakech sont détachés d’autres bases easyJet. Le dispositif dénoncé par le SNPL concernerait donc les futurs pilotes appelés à travailler durablement au Maroc, et non les équipages assurant déjà les vols.

La compagnie défend par ailleurs le recours à une agence de recrutement, présenté comme un modèle courant au Maroc et utilisé par d’autres transporteurs.

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Le SNPL redoute pour sa part que le statut d’indépendant affaiblisse la protection sociale des pilotes et les expose davantage aux conséquences financières d’un arrêt de travail. Il estime que cette pression économique pourrait également soulever des questions de sécurité, sans faire état à ce stade d’un incident survenu à Marrakech.