Espagne : 10 militaires radiés de l’armée pour être musulmans

- 20h06 - Espagne - Ecrit par : L.A

Dix militaires originaires du préside occupé de Sebta ont été radiés, en décembre dernier, des rangs de l’armée espagnole pour être de confession musulmane.

Les dix soldats expulsés ont saisi le tribunal militaire après le refus de leur hiérarchie de motiver sa décision de les radier, se contentant d’évoquer l’existence de "rapports secrets" de l’état major de l’armée dont elle ne peut révéler le contenu.

Selon plusieurs observateurs, les préparatifs de cette campagne de "criblage" visant les militaires de confession musulmane ont débuté en juillet 2002, à travers la publication d’articles de presse et la filtration de
rapports confidentiels alertant du "danger" que représentent les soldats
musulmans au sein de l’armée espagnole.

Le service des statistiques de l’état major de l’armée espagnole avait élaboré une enquête dans laquelle les soldats étaient invités à émettre des opinions sur leurs compagnons d’armes musulmans. L’enquête a été retirée après avoir suscité des protestations.

  • Sebta : tensions autours des 11 soldats musulmans remerciés

    Des tensions sont apparues à Sebta après le non-renouvellement des contrats d'engagement de plusieurs soldats de confession musulmane, qui serait motivé par des raisons sécuritaire.

  • Espagne : reconnaissance de l'utilisation d'armes chimiques dans le Rif

    Le Congrès des députés espagnol devrait débattre, mercredi, d'une proposition de loi sur la reconnaissance de la responsabilité de l'Espagne dans l'utilisation d'armes chimiques, par l'armée espagnole, contre les populations civiles dans le Rif au début du 20ème siècle.

  • Défense : Contrat militaire avec l'Espagne

    Selon la presse espagnole, les autorités de l'armée ibérique vont procéder, dans les prochains mois, à la vente, au Maroc, de 1200 véhicules militaires blindés.

  • Sebta : Un militaire espagnol dissimule une clandestine marocaine

    Un sous-officier espagnol a été arrêté, dimanche dernier au port du préside occupé de Sebta, après la découverte dans son véhicule d'une femme immigrée clandestine marocaine.

  • Ali Lmrabet condamné pour diffamation par un tribunal espagnol

    Le tribunal de première instance de Madrid vient de condamner, Ali Lmrabet, correspondant au Maroc du journal espagnol El Mundo, pour diffamation envers les journalistes de la MAP à Madrid et à payer la somme de 6.000 euros à titre de dommages pour atteinte à leur l'honneur.

  • Espagne : intérrogatoire illégale des Marocains de Guantanamo

    Des policiers espagnols se sont rendus en juillet 2002 sur la base américaine de Guantanamo à Cuba pour y interroger une vingtaine de prisonniers, essentiellement marocains, sans l'aval de la justice espagnole.

  • Sebta / Terrorisme : démantèlement d'une cellule du GICM

    L'Espagne a annoncé mardi le démantèlement d'une cellule du Groupe Islamique Combattant Marocain (GICM), à Sebta, qui avait l'intention de "passer à l'action".

  • Said Bourhim : prix "Pueblo Nuevo" de soutien aux immigrés

    Le Marocain Said Bourhim vient de remporter le prix "Pueblo Nuevo" (Peuple nouveau) de soutien aux immigrés, décerné chaque année en Espagne pour récompenser les efforts de personnalités et d'institutions oeuvrant pour l'intégration des immigrés dans la société espagnole.

  • Armes chimiques pendant la guerre du Rif : l'Espagne nie

    Le parlement espagnol a refusé mercredi de souscrire à une proposition de loi portant sur la reconnaissance de l'utilisation par l'Espagne d'armes chimiques contre les populations civiles dans le nord du Maroc, au cours de la guerre du Rif (1921-1927) et l'indemnisation des victimes ou leurs descendants.

  • Les mercenaires marocains à la solde américaine

    Si ce que l'on tend à appeler les Afghans d'Irak se rendent en Irak pour combattre les Américains, d'autres Marocains se rendent en Irak pour combattre aux côtés des Américains. Installés aux Etats-Unis, ils sont attirés par les sommes alléchantes proposées par des agences spécialisées qui ont des contrats avec l'armée américaine et qui recrutent pour son compte. Ce sont en quelque sorte des mercenaires à la solde américaine, avance un militant des droits de l'Homme.