L’Espagne veut vendre son « TGV » au Maroc

- 12h00 - Maroc - Ecrit par : S.A

L’Espagne veut prendre une part active au projet d’expansion du réseau ferroviaire marocain, surtout les lignes à grande vitesse. Le sujet était au menu d’une rencontre entre Mohamed Abdeljalil, ministre marocain du Transport et de la Logistique et son homologue espagnol Óscar Puente, en visite de travail à Rabat.

L’appel à concurrence lancé par l’Office national des Chemins de Fer (ONCF) pour acquérir 168 nouveaux trains (150 trains pour les services inter-villes, Trains Navettes Rapides et Métropolitains, ainsi que 18 Trains à Grande Vitesse pour l’extension de plus de 400 kilomètres de la ligne actuelle jusqu’à la ville sud de Marrakech) avec un investissement de 16 milliards de dirhams (MMDH) aiguise les appétits de l’Espagne. L’entreprise espagnole Talgo a déjà montré son intérêt pour le projet. Lundi, Óscar Puente, ministre espagnol des Transports, a rencontré à Rabat son homologue marocain, Mohamed Abdeljalil, pour lui faire de l’intérêt de son pays pour le projet.

À lire :Investissement massif dans le rail marocain

« Le Maroc est en train d’étendre ce réseau dans un projet où l’Espagne aspire à jouer un rôle important. Nous sommes un pays leader dans le domaine ferroviaire, notre grande vitesse est très importante, car nous sommes le premier pays au monde en connectivité par grande vitesse par population et le deuxième en kilomètres après la Chine », a déclaré le ministre espagnol. Pour convaincre le Maroc, il ajoutera que l’Espagne maîtrise « les trois caractéristiques fondamentales pour qu’un projet réussisse : nous sommes bons, beaux et bon marché. […] C’est le succès de notre grande vitesse et nous voulons transmettre au Maroc notre connaissance et expérience dans ce domaine ».

À lire :Une nouvelle ligne maritime entre l’Espagne et le Maroc en projet

Affirmant que « l’Espagne est un pays pionnier dans la grande vitesse », Óscar Puente assure que son pays « dispose d’entreprises très fortes qui vont concurrencer avec le reste des pays », pour gagner le marché de l’ONCF. Il a en outre souligné que la relation avec le Maroc est « prioritaire » pour l’Espagne, car « cela représente une énorme opportunité pour le développement de toute cette zone du monde si importante ». Et de poursuivre : « Ce que fait le Maroc à l’avenir dépend en grande partie du développement de toute cette partie du globe ».

À lire :L’Espagne nourrie par le Maroc ?

Après sa rencontre avec son homologue marocain, Mohamed Abdeljalil, et le ministre marocain de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, Óscar Puente visite ce mardi le siège d’Alsa. Présente au Maroc depuis trente ans, l’entreprise espagnole de transport assure le déplacement de millions de passagers dans de grandes villes comme Casablanca et Rabat.

  • Le TGV marocain au cœur d'une rivalité entre la France et l'Espagne

    Les projets ferroviaires, dont l'extension des lignes de train à grande vitesse (LGV) entre Kénitra, Marrakech et Agadir qu'entreprend le Maroc dans le cadre des préparatifs de la coupe d'Afrique des nations (CAN 2025) et la coupe du monde 2030 aiguisent les appétits de la Chine, de la Corée du Sud, de l'Allemagne, de la France et de l'Espagne. Mais, c'est la rivalité entre les entreprises françaises et espagnoles qui est perceptible.

  • Le TGV coréen veut séduire le Maroc

    Le gouvernement sud-coréen a souhaité la participation des entreprises de son pays à l'appel d'offres de 3,6 milliards de dollars lancé par le Maroc pour l'acquisition de trains à grande vitesse et le renouvellement de sa flotte de trains.

  • Oujda sera relié par le TGV

    L'Office national des Chemins de Fer (ONCF) nourrit de grandes ambitions pour le transport ferroviaire. En témoigne son plan ferroviaire dévoilé par Mohamed Abdeljalil, ministre des Transports et de la Logistique.

  • TGV Kénitra - Marrakech : les entreprises françaises se frottent les mains

    La récente visite de Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie et des Finances au Maroc, apporte de l'espoir au groupe Egis, spécialiste français du conseil et de l'ingénierie de la construction, ayant une antenne à Casablanca. L'entreprise est le principal partenaire de l'Office national des Chemins de fer (ONCF) dans le domaine des trains à grande vitesse.

  • Tunnel de Gibraltar : le Maroc et l'Espagne mettent le turbo

    Le Maroc et l'Espagne s'activent pour la réalisation du projet de tunnel sous le détroit de Gibraltar qui reliera les deux pays, mais aussi l'Afrique et l'Europe, avant la coupe du monde 2030 qu'ils co-organisent avec le Portugal.

  • Trains au Maroc : cinq géants du rail en lice pour un mégacontrat

    L'appel à concurrence lancé par l'Office national des Chemins de fer (ONCF) pour acquérir 168 nouveaux trains, dont 18 trains à grande vitesse aiguise les appétits. Cinq constructeurs ferroviaires internationaux se battent pour décrocher ce méga contrat.

  • Alstom fait tout pour rafler le marché du TGV au Maroc

    La multinationale française Alstom, spécialisée dans la fabrication de trains à grande vitesse, prévoit de construire une deuxième usine au Maroc, après celle de Fès. Une manière de faire les yeux doux au royaume qui se prépare à renouveler sa flotte de trains et moderniser son réseau ferroviaire avant le Mondial 2030.

  • Le TGV marocain au cœur d'une rivalité internationale

    L'Espagne, la France et la Chine sont en concurrence au Maroc. À l'origine de cette rivalité, les projets ferroviaires qu'entreprend le Maroc dans le cadre des préparatifs de la coupe du monde 2030 qu'il co-organisera en compagnie de Madrid et du Portugal.

  • Maroc : où en est le projet de LGV Kénitra - Agadir ?

    Les études pour la réalisation de la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Kénitra à Marrakech avancent, a récemment assuré Mohamed Abdeljalil, le ministre du Transport et de la logistique, donnant des détails sur les chantiers en cours pour moderniser le secteur ferroviaire marocain.

  • Espagne-Maroc : du changement pour le tunnel de Gibraltar

    Le Maroc et l'Espagne conjuguent leurs efforts pour réaliser le projet de tunnel sous le détroit de Gibraltar qui reliera les deux pays, mais aussi l'Afrique et l'Europe, avant la coupe du monde 2030 qu'ils co-organisent avec le Portugal.