États-Unis : le Maroc menacé de nouvelles surtaxes sur ses exportations

- 09h00 - Monde - Ecrit par : Betty de G.

Washington accuse soixante économies, dont le Maroc, de ne pas bloquer les produits issus du travail forcé. En riposte, les autorités américaines prévoient d’imposer de nouvelles sanctions tarifaires sur les exportations de ces partenaires commerciaux.

Les conclusions de l’enquête américaine, initiée en mars dernier, sont formelles. Cinquante-quatre pays, incluant le Maroc, n’ont instauré ni appliqué aucune interdiction stricte contre l’entrée sur leur territoire de marchandises fabriquées sous la contrainte. Six autres juridictions, à l’image du Canada et de l’Union européenne, sont également épinglées pour l’inefficacité de leurs contrôles douaniers.

Sur Bladi.net : Le Maroc ciblé par une enquête américaine

Pour compenser ce déséquilibre, l’administration américaine prépare une offensive tarifaire. Une surtaxe allant de 10 % à 12,5 % est proposée sur l’ensemble des produits exportés par les États incriminés, indique USTR. Un mécanisme de réduction spécifique pourrait néanmoins s’appliquer à un certain volume d’importations de vêtements et de textiles.

Washington estime que cette inaction mondiale pénalise ses propres entreprises et permet aux fraudeurs de contourner les règles en vigueur. « L’incapacité de nos partenaires commerciaux les plus importants à traiter l’importation de biens fabriqués par le travail forcé est inacceptable », fustige l’ambassadeur Jamieson Greer. Selon lui, cette tolérance oblige les travailleurs américains à affronter une concurrence déloyale à l’échelle globale.

La mise en application de ces nouveaux droits de douane reste soumise à un processus de consultation. Les différentes parties prenantes ont jusqu’au 6 juillet 2026 pour transmettre leurs commentaires écrits, à la veille des audiences publiques programmées pour débattre de ces mesures de rétorsion.