Flotte maritime : le Maroc veut reconstruire sa puissance perdue
Le Maroc veut relancer une flotte maritime nationale forte et compétitive. Le pays dépend à 95 % du transport maritime pour son commerce, mais son pavillon a fortement reculé depuis les années 1970.
Le Maroc veut reprendre la main en mer. Le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a rappelé lundi devant la Chambre des représentants que le roi Mohammed VI avait appelé, dans son discours de la Marche verte de 2023, à réfléchir sérieusement à la création d’une flotte maritime forte et compétitive.
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L’enjeu est stratégique. Selon le ministre, 95 % du commerce du Maroc dépend du transport maritime. Une réalité qui rend la reconstruction d’un pavillon national d’autant plus urgente, dans un contexte marqué par l’initiative royale atlantique et par les exigences du commerce international.
Le recul est important. Dans les années 1970, le royaume disposait d’environ 80 navires relevant de différentes compagnies. En 2024, le secteur s’est fortement réduit, avec seulement 12 compagnies, selon les chiffres présentés par Abdessamad Kayouh.
Reconstruire ce qui a été perdu
Pour relancer cette puissance maritime, le Maroc a organisé en mai dernier à Tanger les premières journées d’étude consacrées à ce chantier, sous haut patronage royal. La rencontre a réuni le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale et les principaux acteurs du secteur.
L’objectif était de réfléchir aux moyens de faire renaître la flotte nationale, mais aussi aux formes de soutien possibles. Le ministre a évoqué la question de l’appui financier, des aides publiques et des propositions capables d’accompagner les opérateurs marocains.
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Le dossier dépasse donc la simple question du nombre de navires. Il touche à la souveraineté commerciale du Maroc, à sa place dans les routes maritimes et à sa capacité à accompagner ses ambitions atlantiques. Pour Rabat, reconstruire une flotte nationale revient à sécuriser un levier essentiel de son économie.