Le Maroc veut acquérir 100 navires d’ici 2040, mais le plan reste flou
Trois ans après les directives du roi Mohammed VI réclamant une flotte commerciale puissante, le projet semble toujours naviguer à vue. Interpellé mardi au Parlement, le ministre Abdessamad Kayouh a confirmé l’existence d’une étude stratégique sans toutefois dévoiler la moindre feuille de route.
Lors de la séance des questions orales à la Chambre des conseillers, le ministre du Transport et de la Logistique s’est contenté d’évoquer une vaste étude internationale lancée pour répondre à l’ambition royale. Ce travail, censé jeter les bases d’une marine marchande compétitive, a impliqué une coordination entre de nombreux départements, dont l’Intérieur, les Finances, l’Agriculture et les Affaires étrangères.
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Pilotée par le cabinet Boston Consulting Group (BCG), cette consultation coûteuse reste pour l’heure confidentielle. Le ministère n’a communiqué aucun détail sur ses conclusions, laissant le secteur dans l’attente alors que les défis logistiques s’accumulent.
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L’objectif à long terme est pourtant chiffré : le Royaume vise l’acquisition d’une centaine de navires d’ici 2040 pour sécuriser son commerce extérieur. Le plan espère mobiliser majoritairement des capitaux marocains, issus des secteurs public et privé, pour constituer cette flotte qui tarde à se concrétiser.