France, Belgique, Pays-Bas… les nouveaux contrôles des voyageurs marocains encore retardés
La France, la Belgique, les Pays-Bas et six autres pays européens n’appliquent toujours pas entièrement les nouveaux contrôles biométriques aux frontières. Bruxelles leur laisse davantage de temps, alors que l’Espagne a généralisé le dispositif.
La France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal, la Grèce, Malte et la Suisse ont demandé un délai supplémentaire pour déployer complètement le système européen d’entrée-sortie EES. Celui-ci impose notamment la photographie du visage et la prise des empreintes digitales des voyageurs non européens effectuant un court séjour.
Ces retards, révélés lundi 14 septembre par The Guardian, ne concernent pas nécessairement toutes les frontières des neuf pays. Certains aéroports, ports et postes terrestres appliquent déjà le dispositif, tandis que d’autres ne réalisent pas encore systématiquement les contrôles biométriques.
Sur Bladi.net : Empreintes, photo et longues files : ce qui change lundi pour les Marocains voyageant en Europe
L’Espagne a, elle, achevé le déploiement de l’EES malgré les difficultés rencontrées dans plusieurs aéroports. Les voyageurs marocains en court séjour doivent donc désormais y faire enregistrer leurs données biométriques à l’entrée comme à la sortie.
Bruxelles ne sanctionnera pas les pays retardataires
La possibilité de suspendre temporairement ces vérifications en cas de files d’attente devait disparaître le 6 septembre. Les neuf pays retardataires se trouvent donc techniquement en infraction avec les règles européennes, mais Bruxelles a indiqué qu’aucune procédure ne serait engagée contre eux.
La situation donne finalement davantage de temps aux États qui redoutaient de longues files dans leurs principaux aéroports. En juillet, ces mêmes pays avaient déjà demandé le maintien des mesures d’urgence face aux difficultés provoquées par l’EES.
Sur Bladi.net : Europe : les Marocains risquent d’attendre des heures aux frontières
Selon les chiffres cités par le quotidien britannique, environ 200 millions de passages ont déjà été enregistrés par le système. Quelque 70 000 personnes ont été empêchées d’entrer dans l’espace Schengen, notamment en raison d’un visa absent ou expiré, d’un dépassement de la durée autorisée ou de documents falsifiés.
Tous les Marocains ne sont cependant pas concernés. L’EES vise les voyageurs venant pour un séjour ne dépassant pas 90 jours sur une période de 180 jours. Les titulaires d’un titre de séjour ou d’un visa de long séjour délivré par un pays utilisant le système en sont exemptés.
Les binationaux utilisant leur passeport européen échappent également à cet enregistrement. Pour éviter d’être contrôlés comme de simples ressortissants d’un pays tiers, les Franco-Marocains ont intérêt à présenter leur document français à la frontière européenne.