L’Europe met fin aux tampons sur les passeports
L’Europe veut lutter contre le dépassement de séjour et moderniser le contrôle frontalier. Dans ce sens, le vieux continent durcit ses conditions d’entrée pour les étrangers extracommunautaires.
De nouvelles conditions d’entrée en Europe. À partir du 12 octobre, 29 pays européens lanceront le système d’Entrée/Sortie (Entry/Exit System, EES), une base de données biométriques destinée à enregistrer automatiquement les passages des ressortissants de pays tiers aux frontières extérieures de l’espace Schengen, fait savoir Air Journal. Ce dispositif, mis en place après plusieurs années de préparation, remplacera progressivement le tampon manuel des passeports, l’objectif étant de mieux lutter contre le dépassement de séjour et de moderniser le contrôle frontalier. Il est comparable à ce qui existe depuis plus de 15 ans aux États-Unis avec le programme US-VISIT.
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« L’EES remplacera le système actuel de tampons manuels sur les passeports, une procédure chronophage et incapable de détecter systématiquement les dépassements de séjour », a ainsi expliqué Marko Voog, chef de projet au Bureau de gestion des frontières de la police estonienne. Le dispositif « rendra les contrôles plus efficaces et plus sûrs, en contribuant à prévenir l’immigration illégale et à protéger les citoyens européens », ajoute-t-il, soulignant que ce nouvel outil profitera également aux voyageurs de bonne foi : « Le système favorisera une détection plus rapide des fraudes documentaires et permettra de développer les contrôles automatisés et libre-service, plus rapides et confortables. »
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Le nouveau système d’Entrée/Sortie est l’une des composantes du paquet européen de gestion des frontières. Celui-ci comprend également le futur système ETIAS, attendu en 2026, et qui obligera les voyageurs de pays tiers exemptés de visa (comme les Britanniques ou les Canadiens) à obtenir une autorisation de voyage préalable. Autre avantage : le système facilitera également la détection des usurpations d’identité et le suivi des personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée. « Actuellement, les voyageurs peuvent rester dans l’espace Schengen jusqu’à 90 jours sur toute période de 180 jours. L’agence européenne eu-LISA, chargée de la gestion opérationnelle des systèmes informatiques à grande échelle dans le domaine de la liberté, de la sécurité et de la justice, est responsable du développement et de la gestion de ce système », fait savoir la même source.