Europe : les Marocains risquent d’attendre des heures aux frontières
Les Marocains voyageant vers l’espace Schengen pourraient subir de longues attentes aux frontières européennes. Neuf pays, dont la France, demandent à Bruxelles de prolonger les mesures d’urgence face aux blocages provoqués par le nouveau système EES.
Voyager vers l’Europe pourrait devenir plus compliqué pour les Marocains soumis aux contrôles d’entrée dans l’espace Schengen. Neuf pays européens, dont la France, demandent à l’Union européenne de maintenir des mesures de flexibilité face aux files d’attente provoquées par le nouveau système numérique EES.
Sur Bladi.net : L’Europe durcit ses contrôles aux frontières, les Marocains concernés
La Belgique, la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, Malte, les Pays-Bas, le Portugal et la Suisse veulent pouvoir continuer à suspendre partiellement ce dispositif au-delà du 6 septembre 2026. En cas de saturation, les autorités frontalières pourraient ainsi revenir temporairement à un contrôle manuel des passeports.
L’EES enregistre automatiquement les entrées et sorties des ressortissants de pays tiers, avec collecte de données biométriques comme les empreintes digitales et la reconnaissance faciale. Les Marocains qui voyagent avec un passeport marocain sont donc directement concernés lors de leur passage aux frontières européennes.
Les pays signataires estiment que les premiers mois de déploiement complet ont révélé des difficultés importantes, surtout dans les aéroports soumis à une forte pression. Ils jugent indispensable de conserver un mécanisme d’urgence pour éviter l’engorgement des postes de contrôle.
Des attentes de plusieurs heures
Selon ACI Europe et Airlines for Europe, les temps de contrôle peuvent atteindre trois à cinq heures aux heures de pointe dans certains aéroports, malgré des dérogations ponctuelles. Plusieurs compagnies aériennes recommandent déjà à leurs passagers d’arriver beaucoup plus tôt avant le départ.
Des aéroports en Grèce et en Italie ont aussi alerté sur les risques liés à ces files d’attente. En Grèce, des passagers ont dû patienter sous des installations provisoires pour se protéger du soleil. À Rome, des voyageurs auraient manqué leur vol après plus de trois heures d’attente.
La Commission européenne défend de son côté le système EES, présenté comme un outil de modernisation et de sécurisation des frontières. Elle assure que des efforts sont faits pour limiter l’impact sur les voyageurs, notamment lorsque les moyens humains et les infrastructures sont suffisants.
Sur Bladi.net : Aéroports européens : jusqu’à 4 heures d’attente pour les voyageurs marocains
Mais les professionnels du transport aérien réclament davantage de souplesse, surtout pendant les grands départs. Pour les voyageurs marocains, la conséquence est très concrète : un passage aux frontières européennes peut désormais prendre beaucoup plus de temps qu’auparavant.