La France devait expulser cette Marocaine dans quelques jours, le préfet suspend finalement son départ

- 19h00 - France - Ecrit par : Said A.

Nisrine devait être expulsée vers le Maroc le 24 août. La mère de six enfants obtient finalement un répit : le préfet de Haute-Saône a suspendu son éloignement dans l’attente de la décision de la cour administrative d’appel de Nancy.

La Marocaine de 40 ans était sous le coup d’une OQTF lorsqu’elle s’est présentée, le 9 août, au commissariat de Vesoul dans le cadre de son assignation à résidence. Son simple pointage s’était alors terminé par un placement au centre de rétention de Metz.

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Quelques jours plus tard, le juge des libertés et de la détention avait invalidé son placement. Nisrine avait retrouvé ses six enfants, mais une nouvelle expulsion vers le Maroc avait aussitôt été programmée.

Le préfet suspend finalement l’expulsion

Selon L’Est Républicain, le préfet de Haute-Saône a décidé de surseoir à l’exécution de la mesure d’éloignement jusqu’à ce que la cour administrative d’appel de Nancy statue sur le fond du dossier.

Cette décision intervient après plusieurs jours de mobilisation. Environ 130 personnes s’étaient rassemblées devant la préfecture et une pétition avait dépassé 1 700 signatures. Son avocat, Me Florent Diaz, estime que sa cliente bénéficie désormais de plusieurs mois de répit.

L’OQTF n’est toutefois pas annulée. Si la cour donne raison à Nisrine, la préfecture devra réexaminer sa situation. Si son recours est rejeté, la mesure d’éloignement pourra de nouveau être exécutée.

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La préfecture suggère de son côté que ce délai soit mis à profit pour envisager un retour volontaire au Maroc. L’OQTF n’étant assortie d’aucune interdiction de retour en France, Nisrine pourrait ensuite solliciter un visa auprès des autorités consulaires françaises au Maroc.