Elle va pointer au commissariat de Vesoul : cette Marocaine, mère de six enfants, finit en rétention

- 22h00 - France - Ecrit par : Mohamed A.

Une Marocaine de 40 ans, mère de six enfants, a été placée en centre de rétention après s’être présentée au commissariat pour son pointage. Son expulsion vers le Maroc a même été programmée dès le lendemain, avant d’être interrompue par un malaise.

Dimanche 9 août, la mère de famille se rend au commissariat comme elle doit régulièrement le faire dans le cadre de son assignation à résidence. Elle apprend alors qu’elle ne rentrera pas chez elle : les policiers l’informent de son placement en rétention administrative et elle est transférée au CRA de Metz. Selon son avocat, elle n’a pas pu « dire au revoir » à ses six enfants, rapporte L’Est Républicain.

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Les enfants, âgés de 21 mois à 13 ans, sont restés avec leur père. Deux sont nés en France. Celui-ci travaille comme chauffeur poids lourd chez Stellantis à Vesoul et dispose d’une carte de séjour en qualité de salarié. Le couple était arrivé irrégulièrement en France en août 2021.

La Marocaine fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français depuis avril 2025, après le refus de la préfecture de Haute-Saône de lui délivrer un titre de séjour. L’administration indique qu’elle n’a pas quitté la France dans le délai qui lui avait été accordé et qu’elle avait donc été assignée à résidence avant son placement en rétention.

Un vol vers le Maroc dès le lendemain

Dès lundi, un vol était prévu pour la reconduire au Maroc. Mais la mère de famille a fait un malaise sur le trajet vers l’aéroport et n’a finalement pas embarqué. Elle a été ramenée au centre de rétention de Metz, où son avocat espérait qu’elle puisse rester au moins jusqu’à la décision du juge des libertés et de la détention sur la légalité de son placement.

Son dossier a déjà été examiné par le tribunal administratif de Besançon. En février, celui-ci a rejeté sa demande d’annulation de l’OQTF. Selon son avocat, les juges ont notamment considéré que la cellule familiale pouvait se reconstituer au Maroc et relevé que la mère de six enfants n’était pas intégrée sur le marché du travail.

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Son conseil conteste cette analyse. Il met en avant près de cinq années passées en France, le travail et le droit au séjour du mari ainsi que la scolarisation des enfants. La Marocaine a fait appel devant la cour administrative d’appel de Nancy. Cette procédure est toujours en cours mais n’est pas suspensive : une expulsion vers le Maroc reste donc possible avant même que la cour ne se prononce.