Champion de France d’athlétisme, il risque aujourd’hui l’expulsion vers le Maroc

- 16h00 - France - Ecrit par : Said A.

Champion de France du 1 500 mètres dans les années 1990, Hassane R. se trouve aujourd’hui sous le coup d’une OQTF. Né au Maroc, arrivé en France dans son enfance et jamais naturalisé français, cet ancien athlète de haut niveau vient d’être placé en centre de rétention après une nouvelle condamnation.

Sous les couleurs d’un club de Nanterre, Hassane R. avait remporté le titre de champion de France du 1 500 mètres à Créteil en 3 min 54 s et était également devenu vice-champion de France de cross à Rennes. Il participait encore récemment comme bénévole à des manifestations sportives, rapporte Le Parisien.

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Devant le tribunal de Nanterre, le sexagénaire a exprimé son amertume de n’avoir jamais obtenu la nationalité française. « Pourquoi ils n’ont voulu me donner mes papiers alors que j’étais vice-champion de France d’athlétisme ? », a-t-il lancé. Selon le quotidien, des infractions liées aux stupéfiants commises dans sa jeunesse avaient freiné l’examen de son dossier.

De champion de France au centre de rétention

Suivi en psychiatrie depuis une vingtaine d’années, Hassane R. bénéficie depuis 2015 du statut de travailleur handicapé. Début juin, il était en rupture de soins lorsqu’il a proféré de graves menaces pendant son transfert vers un centre de rétention, après avoir été copieusement insulté par une fonctionnaire de police, des propos enregistrés par sa caméra-piéton.

Il avait notamment menacé de faire exploser le commissariat de Colombes avec « 450 kg d’explosifs ». Le tribunal l’a reconnu coupable, tout en constatant une altération de son discernement. Il a été condamné à cinq ans de suivi sociojudiciaire avec injonction de soins psychiatriques et interdiction de détenir une arme, sans nouvelle peine de prison.

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Une OQTF avait cependant déjà été prononcée contre lui en mars après de précédentes menaces. À la sortie du tribunal, la préfecture l’a immédiatement fait conduire au centre de rétention administrative de Palaiseau.