France : cette aide de 267 euros que des familles marocaines oublient de demander
Les familles qui élèvent en France un enfant recueilli par kafala peuvent demander une aide de 267,63 euros par mois. Contrairement à une idée répandue, son versement n’est pas réservé aux personnes seules.
Il s’agit de l’allocation de soutien familial, ou ASF. Cette prestation est souvent associée aux parents séparés qui ne reçoivent pas de pension alimentaire, mais elle concerne également les enfants confiés à une autre personne par décision de justice.
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La kafala fait partie des situations ouvrant droit à cette aide. La personne qui assume la charge de l’enfant peut la demander à condition de résider en France et de présenter la décision judiciaire ou l’acte notarié ayant organisé son accueil.
Le fait d’être marié, pacsé ou de vivre en concubinage n’empêche pas de percevoir l’ASF lorsqu’un enfant a été recueilli. Cette règle distingue ces familles des parents qui réclament l’allocation en raison de l’absence de pension alimentaire.
La Caf ne la verse pas automatiquement
Depuis le 1er avril 2026, le montant prévu pour un enfant recueilli atteint 267,63 euros par mois. Une famille prenant en charge deux enfants peut donc percevoir jusqu’à 535,26 euros mensuels, si les conditions sont remplies pour chacun d’eux.
La décision de kafala ne déclenche toutefois aucun paiement automatique. La famille doit déclarer la présence de l’enfant à la Caisse d’allocations familiales et déposer une demande accompagnée des justificatifs exigés.
Le dossier comprend notamment le formulaire Cerfa 12038 relatif à l’allocation de soutien familial et le formulaire Cerfa 11423 de déclaration de situation. Les familles relevant du régime agricole doivent effectuer la même démarche auprès de la Mutualité sociale agricole.
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La kafala n’étant pas assimilée à une adoption en droit français, certaines familles peuvent penser qu’elles ne sont pas concernées par cette prestation. Pour la Caf, l’élément déterminant reste pourtant la prise en charge effective de l’enfant, et non l’existence d’un lien de filiation.