Des habitants de Fnideq à nouveau dans la rue

- 18h40 - Espagne - Ecrit par : I.L

Malgré l’intégration de plusieurs centaines de femmes-mulets dans le secteur du textile, les habitants de Fnideq ne décolèrent pas. Ils l’ont fait à nouveau savoir à travers une nouvelle manifestation, organisée ce vendredi 26 février 2021, à Fnideq pour réclamer des alternatives à la contrebande.

Avant la fermeture des frontières des deux villes de Sebta et de Melilla, la contrebande était florissante pour ces habitants frontaliers. Au chômage technique depuis près de 11 mois, les habitants de cette ville, dont notamment des femmes–mulets ont scandé des slogans à caractère social et économique devant le siège de la commune de cette petite localité du Nord.

Ces femmes réclament des alternatives à la contrebande dont les revenus servaient à nourrir leurs familles depuis des décennies. Selon plusieurs témoignages, la Diwana (douane, en référence au poste frontalier) s’était imposée faute de mieux depuis des décennies. Pour une habitante de la localité, ils ne réclament que des usines et des investissements pouvant leur permettre de travailler et de vivre dans la dignité. Un autre fait le constat selon lequel plusieurs centaines de commerces ont baissé le rideau alors que d’autres ont vu leur fréquentation se réduire comme peau de chagrin (cafés, restaurants…), en raison de la fermeture du poste frontalier de Sebta.

Quant aux chauffeurs de taxis, ils se plaignent d’une chute importante de leur activité. Vendredi 26 février, l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) affirme avoir fait bénéficier de contrats de travail à près de 700 femmes-mulets avec des avances sur salaires pour leur permettre de soutenir leurs familles, qui ont vécu pendant plusieurs mois dans la précarité.

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