Hakimi en espagnol, Ziyech en anglais… mais Regragui leur imposait la darija ensemble

- 16h00 - Sport - Ecrit par : Farid Laamoudi

Avec Achraf Hakimi, Walid Regragui pouvait parler espagnol. Avec Hakim Ziyech, anglais. Mais dès qu’il réunissait les Lions de l’Atlas, une autre règle s’appliquait : la darija devenait la langue commune.

L’ancien sélectionneur du Maroc a détaillé cette méthode dans un entretien avec VESTIAIRES Coaching. En tête-à-tête, il adaptait volontairement la langue à son interlocuteur : espagnol avec Hakimi, anglais avec Ziyech, français avec Romain Saïss.

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En groupe, en revanche, Regragui voulait revenir à une référence commune : la darija. L’objectif n’était pas seulement de faciliter les échanges, mais de renforcer le sentiment d’appartenance à une même sélection malgré des parcours très différents.

Réunir les enfants de la diaspora

Cette règle prenait tout son sens dans une équipe largement composée de joueurs nés ou formés à l’étranger. Regragui explique avoir voulu réunir les « enfants de la diaspora marocaine » autour d’un projet unique.

Tous ne maîtrisaient pourtant pas parfaitement la darija. Des traducteurs pouvaient donc intervenir pour que personne ne soit exclu des causeries. La langue commune devait rassembler, pas créer une barrière supplémentaire.

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La méthode de Regragui reposait ainsi sur une distinction simple : s’adapter à chacun en privé, mais fabriquer une identité commune dès que le vestiaire se retrouvait au complet. Hakimi pouvait redevenir hispanophone, Ziyech anglophone ou Saïss francophone une fois la discussion individuelle terminée ; ensemble, ils devaient d’abord être les joueurs du Maroc.