Immobilier au Maroc : les capitaux étrangers continuent d’affluer
Le secteur immobilier marocain s’impose comme une valeur refuge majeure pour les investisseurs étrangers. À fin septembre 2025, le secteur a capté plus de 9 milliards de dirhams, porté par les véhicules d’investissement et l’attrait touristique de Marrakech.
Malgré une conjoncture économique mondiale incertaine, la pierre marocaine confirme sa robustesse en se positionnant comme le second pilier d’attraction des capitaux étrangers, juste derrière l’industrie. Avec un flux d’investissements directs étrangers (IDE) atteignant 9,12 milliards de dirhams sur les neuf premiers mois de l’année 2025, l’immobilier affiche une régularité impressionnante, drainant en moyenne plus de 8 milliards de dirhams par an depuis une décennie. Cette dynamique permet au secteur de maintenir des liquidités importantes, compensant le ralentissement de la rotation des stocks observé chez certains promoteurs, rapporte le journal Les Inspirations Eco.
Sur Bladi.net : Immobilier au Maroc : 46 % des acheteurs étrangers viennent de France
L’essor des Organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) joue un rôle catalyseur dans cette attractivité. Ces véhicules financiers, initialement conçus pour canaliser l’épargne nationale, sont devenus des instruments privilégiés pour les grandes entreprises et le secteur financier, notamment à travers des opérations de « lease-back » visant à optimiser les trésoreries. Si l’administration fiscale a récemment resserré la vis pour éviter les abus de droit en conditionnant les avantages fiscaux à l’ouverture du capital, ces structures demeurent un moteur essentiel de la financiarisation et de la structuration du marché.
Sur Bladi.net : Maroc : L’immobilier s’effondre, même les MRE ne sauvent pas les ventes
Au-delà de l’ingénierie financière, la vitalité du secteur repose sur l’attractivité inaltérée des destinations phares du Royaume. Marrakech continue de faire office de locomotive, captant une part substantielle des investissements grâce à une demande soutenue pour l’hôtellerie et les résidences de prestige. Cet engouement d’une clientèle internationale fortunée permet à l’immobilier de dominer le classement des flux nets, représentant désormais 53 % du total, loin devant les secteurs des transports ou des banques.