Immobilier au Maroc : les MRE peuvent financer jusqu’à 80 % par crédit

- 07h00 - Maroc - Ecrit par : Sébastien A.

Les Marocains résidant à l’étranger peuvent financer une partie importante d’un achat immobilier au Maroc par crédit bancaire en dirhams. L’Office des changes encadre toutefois cette possibilité, qui reste liée à un apport en devises et à des conditions précises.

Les banques intermédiaires agréées sont habilitées à accorder aux Marocains résidant à l’étranger des crédits en dirhams pour financer l’acquisition ou la construction de résidences au Maroc. Selon l’Office des changes, ces crédits peuvent être octroyés dans la limite de 80 % du prix du bien immeuble à acquérir ou à construire.

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Le reste du montant doit faire l’objet d’un apport en devises du bénéficiaire. Autrement dit, un MRE ne peut pas financer intégralement son acquisition par un crédit en dirhams au Maroc : une partie du prix doit être couverte par des devises.

L’Office des changes précise aussi que les banques doivent exiger, avant l’octroi de ce type de crédit aux personnes physiques non-résidentes, une attestation sur l’honneur indiquant que le bénéficiaire du prêt n’est propriétaire d’aucune résidence au Maroc. Mais cette attestation n’est pas requise pour les Marocains résidant à l’étranger.

Un assouplissement prévu par l’Instruction 2026

Dans un communiqué consacré à l’Instruction générale des opérations de change 2026, l’Office des changes présente cette mesure comme un assouplissement en faveur des MRE au titre des crédits immobiliers en dirhams. Ces crédits couvrent désormais toute opération d’acquisition de biens immeubles au Maroc, sans limitation du nombre de biens.

L’Office précise que ces crédits bancaires peuvent couvrir jusqu’à 80 % de la valeur du bien à acquérir, contre 70 % auparavant. Cette évolution élargit donc la capacité de financement des MRE qui souhaitent investir dans l’immobilier au Maroc.

La réglementation prévoit aussi des garanties pour les banques. L’établissement qui accorde le crédit doit exiger, à hauteur du montant consenti, soit une hypothèque de premier rang sur le bien immeuble, soit une garantie émanant d’une banque étrangère.

Le remboursement du crédit — capital, intérêts et commissions bancaires — doit être effectué par cession de devises ou par débit d’un compte en dirhams convertibles ouvert au nom de l’intéressé. Les frais liés à l’acquisition ou à la construction, comme les frais de notaire, les droits d’enregistrement ou les droits d’inscription à la conservation foncière, doivent eux aussi être couverts par cession de devises ou par débit d’un compte en dirhams convertibles.

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Pour les MRE, l’intérêt de ce dispositif est donc clair : ils peuvent accéder à un crédit bancaire en dirhams au Maroc pour financer une grande partie d’un projet immobilier. Mais l’opération reste encadrée par la réglementation des changes, avec une exigence centrale : conserver la traçabilité des apports en devises et des remboursements effectués.