Intégration : la télévision se met à la couleur

- 23h35 - France - Ecrit par :

Le Haut conseil à l’intégration (HCI) et le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) organisent aujourd’hui à Paris un colloque sur la diversité culturelle dans les médias pour inciter les chaînes à promouvoir les minorités visibles, alors qu’elles sont quasiment absentes du PAF...

Si la télévision était le miroir de la société française, nous vivrions dans un pays peuplé de femmes et d’hommes blancs jeunes.

Car nos écrans sont pâles, « trop pâles », pour reprendre l’expression de Zaïr Kedadouche, membre du Haut conseil à l’intégration (HCI), à l’origine du colloque qui se tient aujourd’hui à l’Institut du monde arabe.

Organisée par le HCI, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (Fasild), cette journée de réflexion devrait relancer un débat déjà ancien mais inabouti sur la diversité culturelle dans les médias. Si le thème est connu, le contexte a changé. Les pouvoirs publics ont, semble-t-il, compris combien la visibilité des minorités ethniques pourrait contribuer à la « cohésion sociale » tant recherchée.

En décembre dernier, lors de la commémoration des vingt ans de la Marche des beurs, Jean-Pierre Raffarin a plaidé pour la promotion des enfants de l’immigration. Une forme de discrimination positive sans quota et sans sanction rebaptisée « volontarisme républicain ».

Dans les médias, l’enjeu est double. Il s’agit de faire respecter l’égalité des chances de chaque candidat mais aussi de transformer l’opinion publique. Une sorte d’« effet Coupe du monde » quotidien : des personnes métissées, à la peau sombre ou aux yeux bridés, incarneraient des rôles positifs dans des téléfilms, s’afficheraient dans les publicités comme dans les émissions de divertissement et assumeraient des fonctions prestigieuses au sein des rédactions.

Les chaînes de télévision y travaillent depuis peu, notamment dans le domaine des oeuvres de fiction, qui compensent l’image réductrice et parfois inquiétante des minorités donnée par les reportages. Dans « PJ », une série diffusée par France 2, la productrice Michèle Prodroznick a voulu un policier « bronzé », « Français de classe moyenne, lieutenant... pas un gars des cités ». Les délinquants, eux, sont blancs... mais aussi black et beur : « On ne fait pas dans l’angélisme. Pour changer les clichés, il faut promouvoir des images nouvelles, pas escamoter la réalité ».[...>

Le Figaro

  • France - Intégration : un processus en panne

    En temps normal, ce rapport n'aurait sans doute qu'à peine été commenté. Mais à quelques encablures de la campagne électorale pour le scrutin régional de mars et à 48 heures de l'adoption en Conseil des ministres du projet de loi sur la laïcité - qui prohibe les signes religieux à l'école -, le document n'est pas passé inaperçu.

  • Beurs - Français à part entière : les parangons d'une intégration réussie

    A la discrimination et aux clichés anti-beurs rémanents dans la France actuelle, Nora Barsali et François-Xavier Freland opposent une galerie de portraits de « beurs qui ont réussi ». Une initiative trop approximative et complaisante qui a pourtant le mérite de vouloir répondre à la crise de la représentativité.

  • L'UMP ne tient pas les promesses faites aux candidats beurs

    Selon Tokia Saïfi, secrétaire d'Etat au développement durable, seules cinq personnes issues de l'immigration pourraient finalement être élues, malgré les promesses de Jean-Pierre Raffarin et d'Alain Juppé. Plusieurs d'entre elles, reléguées en fin de liste, se sont retirées.

  • France : des entreprises feront de la discrimination positive

    Trente-cinq grandes entreprises françaises s'engagent vendredi dans une « charte de la diversité » à lutter contre la discrimination ethnique à l'embauche et à recruter des personnes d'origines ethniques diverses.

  • Michel Gevrey : « L'intégration ne doit pas être un renoncement à l'identité »

    « A la campagne, les paysans sont très heureux d'avoir des saisonniers pendant ces quelques mois de l'année où il y a “le coup de feu”, pour récolter les fraises en Bretagne ou cueillir les fruits dans le Languedoc...

  • La France déterminée à soutenir les réformes du Maroc

    Le constat est amer : la condition des femmes maghrébines issues de l'immigration vivant en France a régressé. Associations civiles et politiques sont unanimes. Mauvaise situation économique, marginalisation, soumission à des lois familiales non conformes à celles des pays d'accueil.

  • L'UMP ( droite française ) ferme la porte aux "beurs"

    Les responsables locaux du parti chiraquien n'ont pas tenu les promesses de Chirac. Placés en position inéligible, plusieurs Français d'origine maghrébine ont démissionné avec fracas

  • France : A propos de la discrimination positive

    Le débat vient de s'ouvrir en France sur ce que Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur, a appelé la “discrimination positive”. Il s'agit pour les promoteurs de cette politique d'essayer de gommer l'effet négatif des différences de revenus et des inégalités sociales qui en découlent, notamment sur les plans de l'habitat et de la scolarisation des enfants issus de l'immigration. Olivier Abdou Taoumi, qui connaît bien le milieu des Franco-maghrébins dont il est l'un des représentants attitrés en France, prend position dans ce débat.

  • Parlementaires belges et marocains pour la diversité culturelle

    Le Comité mixte de coopération interparlementaire entre la Chambre des Représentants du Maroc et le Parlement de la Communauté française de Belgique a plaidé jeudi à Rabat pour la mise en place d'un cadre réglementaire international favorable à la promotion de la diversité culturelle.

  • Régionales en France : des candidats marocains dans l'enjeu de l'intégration

    Triomphe de la gauche, désaveu cinglant de la droite. Les élections régionales en France sont pleines d'enseignements. Le vent de l'Espagne toute proche, où l'actualité toute récente des élections générales a consacré la victoire du parti socialiste, a-t-il soufflé sur la France ? Le balancier penche à gauche et impose de nouvelles lectures et nous pousse à poser un certain nombre de questions.