Jordanie : un Marocain jugé indésirable renvoyé vers l’Égypte
Suite à l’intervention de l’ambassade du Maroc à Amman, le Marocain Abdellah Massaoudi, retenu à l’aéroport international King Hussein, dans la ville d’Aqaba en Jordanie, sera renvoyé vers l’Égypte d’où il était arrivé.
Les autorités jordaniennes ont bloqué le ressortissant marocain à l’aéroport après un contrôle sécuritaire approfondi, le considérant comme « indésirable » sur leur territoire, indiquent des sources de Hespress, soulignant que « le citoyen marocain a été maintenu dans une salle de rétention de l’aéroport », en attendant d’être rapatrié vers la capitale égyptienne ce dimanche.
« La salle de rétention de l’aéroport King Hussein est aménagée selon des standards hôteliers et équipée de toutes les commodités nécessaires, y compris un lit », précisent les mêmes sources, informant que « l’ambassade du Maroc en Jordanie est parvenue, dans la matinée de ce samedi et après plusieurs tentatives, à établir un contact direct avec le citoyen marocain », qui s’était vu confisquer son téléphone après la publication d’un article sur sa situation.
À lire : Les Marocains sans visa en Jordanie
Lors des échanges, Abdellah Massaoudi a rassuré l’ambassade qu’il « était traité correctement ». Le ressortissant marocain a expliqué aux autorités marocaines qu’il est arrivé sans visa en Jordanie mercredi en provenance d’Égypte pour un séjour touristique, et qu’il prévoyait de se rendre à Abou Dhabi et au Kazakhstan. Le jeune homme a avoué « ne pas avoir été informé de la nécessité d’un visa pour entrer en Jordanie ».
Les autorités jordaniennes se préparent à le renvoyer vers l’Égypte, d’où il est arrivé. Mais Abdellah Massaoudi « refuse », arguant que « son visa égyptien est expiré ». Il dénonce une « détention arbitraire » à l’aéroport, ainsi que des conditions d’accueil « ne répondant pas aux standards de confort minimum ». Le Marocain a aussi déploré « le silence initial de l’ambassade du Maroc » qui a tardé à prendre contact avec les autorités jordaniennes pour s’enquérir des raisons de sa rétention.