Lamine Yamal : le héros de l’Espagne que le Maroc regrette encore

- 17h00 - Sport - Ecrit par : Sébastien A.

À Mataró, près de 5 000 personnes ont célébré la victoire de l’Espagne face à la France. Dans le quartier de Lamine Yamal, son choix de représenter la Roja continue pourtant de partager une partie des habitants d’origine marocaine.

Le Parc Central de Mataró, situé à proximité de Rocafonda, s’est rempli de supporters venus suivre la demi-finale du Mondial entre l’Espagne et la France. Maillots de la Roja et du FC Barcelone étaient nombreux dans ce quartier où Lamine Yamal a grandi.

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Pour plusieurs habitants, la question de son identité ne fait aucun doute. « Lamine est à nous, il est d’ici, de Mataró, du quartier. Il a grandi ici et il est espagnol », affirme Buba Camara, interrogé par El Mundo.

La communauté marocaine est la plus importante parmi les populations étrangères de Rocafonda. Les rencontres du Maroc y ont donc été suivies avec beaucoup d’intensité durant le Mondial, mais le parcours de l’Espagne a également mobilisé autour de l’enfant du quartier.

Entre fierté locale et regret marocain

Le choix sportif de Lamine Yamal continue toutefois de susciter des réactions différentes. Certains Marocains ont acheté le maillot de l’Espagne portant son numéro pour le soutenir, tandis que d’autres regrettent toujours qu’il n’ait pas choisi les Lions de l’Atlas.

« Jusqu’à récemment, il existait une certaine division dans les rues entre le Maroc et l’Espagne, mais la majorité des gens éprouvent quelque chose de spécial pour lui », explique Bernat Muñoz, un habitant qui avait consacré un travail scolaire au joueur.

Le président de l’association des habitants de Rocafonda confirme cette fracture. Selon lui, beaucoup de Marocains du quartier soutiennent désormais l’Espagne grâce à Lamine Yamal, mais une partie d’entre eux accepte encore difficilement qu’il ne représente pas le Maroc.

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Au-delà de cette question, le jeune international reste une immense source de fierté locale. Les habitants racontent ses buts lorsqu’il jouait enfant sur le petit terrain de la place Anselm Turmeda et suivent chacun de ses passages dans le quartier, devenus rares en raison de sa notoriété.