Le ministre français de la justice au Maroc
Le ministre français de la Justice Pascal Clément doit effectuer les 8 et 9 décembre un voyage officiel au Maroc, alors que Rabat vient de critiquer vivement l’attitude du...
Le ministre de la Justice français , Pascal Clément, devrait bientôt effectuer un voyage officiel au Maroc, juste au moment où Rabat a vivement critiqué l’attitude du magistrat français Patrick Ramaël venu la semaine dernière enquêter sur l’affaire Ben Barka.
Le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, s’était dit « surpris et perplexe par le comportement » du juge français qui s’était déclaré exploitant agricole à la police des frontières.
Le juge d’instruction parisien, qui s’est rendu au Maroc du 27 novembre au 4 décembre, possède réellement une exploitation agricole familiale. Selon une source judiciaire à Paris, le juge français souhaitait pouvoir agir dans la plus grande discrétion, sur les recommandations de ses homologues marocains.
Une mission pour rien
De même source, on précisait que le magistrat français s’était expliqué avant son départ dans une note envoyée au ministre de la Justice marocain de ce « souci de discrétion à son arrivée ». L’association des juges d’instruction de France a rencontré Pascal Clément pour lui demander d’intervenir auprès de son homologue marocaine dans le but de permettre au juge Ramaël d’exécuter la commission rogatoire internationale. D’ailleurs, le juge d’instruction français devra envoyer une commission plus détaillée. Le juge Ramaël est revenu à Paris sans avoir pu mener à bien sa mission. Selon Me Maurice Buttin, avocat de la famille Ben Barka, le juge français a regretté que son homologue marocain, Jalal Serhane, ait prétexté des difficultés pratiques (adresses ou identités non retrouvées, pièces du dossier manquantes) pour ne pas exécuter la commission rogatoire.
Cette dernière porte sur l’interrogatoire d’une vingtaine de personnes au Maroc, des cadres civils et militaires à la retraite ou encore en fonction (notamment le général Benslimane et le général Kadiri), et sur la visite de l’ancien centre de détention « PF3 ». Face aux difficultés soulevées par les Marocains, le juge parisien a rédigé une « commission rogatoire complémentaire » dans laquelle figurait les noms et adresses des personnes qu’il voulait entendre, ainsi que l’adresse de « PF3 » avec un plan.
Le Journal Hebdo
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