Leïla… La Ghandi de Chine

- 01h43 - Maroc - Ecrit par : L.A

A l’âge de 26 ans, Leïla Ghandi a déjà visité en globe-trotter de nombreux pays. Voyageuse dans l’âme, elle sillonne le monde pour découvrir et palper sa beauté. Elle s’aventure en territoire inconnu pour mieux en capturer l’essence. La Chine, où elle a vécu pendant quelques mois, l’a particulièrement interpellée. Au cours de son périple, elle envoyait régulièrement à ses proches des mails pour leur raconter sa nouvelle vie. De retour au Maroc, l’idée lui vient de regrouper l’ensemble de ses notes pour en faire un recueil.

C’est ainsi qu’elle publie en décembre 2006 « Chroniques de Chine », aux éditions Le Fennec. « Ces textes ont été écrits en 2004, et pour rester fidèle aux émotions qui les ont suscités, je n’y ai pas changé le moindre mot, la moindre virgule », écrit-elle en introduction. La préface de l’ouvrage a été réalisée par Dominique Reygnié, qui était son professeur à l’Institut d’études politiques de Paris. « Leïla revient de ses voyages authentiques comme l’on revenait de la Lune à la fin du XIXe siècle. Elle a les bras chargés de preuves spirituelles. Elle a l’air d’avoir photographié des songes de paix. Elle raconte combien nous sommes paisibles, que l’humanité aspire à une quiétude ordinaire, au bonheur de repas simples, mais odorants, mais partagés », peut-on y lire.

Dans son recueil qui se lit facilement, la jeune voyageuse raconte donc les nombreuses situations tour à tour comiques, éprouvantes, surprenantes, dans lesquelles elle s’est trouvée pendant son périple, et ce sans jamais se départir de son sens de l’humour. Elle décrit aussi certaines des traditions et habitudes des Chinois, qui l’ont particulièrement marquée.

Passionnée tout autant d’écriture que de photographie, la jeune femme a pris pendant son voyage de nombreux clichés, qu’elle partage avec nous dans son livre. A travers la photo, Leïla exprime son émotion face à des expressions, des regards, des sourires et des scènes de vie. Son but, c’est de rencontrer les autres, aller vers eux, et être le témoin d’un moment de leur vie.

L’ouvrage est disponible depuis fin décembre en librairie, au prix de 45 DH. Il a pu voir le jour grâce à une subvention financière de la part du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France au Maroc.

Leila est née et a grandi à Casablanca, dans un métissage de cultures (tradition marocaine ambiante et éducation occidentale). Elle a fait ses études primaires et secondaires au lycée Lyautey. Mais dès l’âge de 15 ans, elle a commencé à faire de longs voyages toute seule, avec pour seul bagage son sac à dos. « Nous avions bien sûr très peur pour elle. Mais ce qui a toujours primé avant tout pour nous, c’est qu’elle soit heureuse », nous a confié sa mère, Amal Ghandi. Après l’Europe, c’est l’Asie, l’Australie puis l’Amérique latine qui l’ont attirée.

Son bac en poche à 18 ans, elle quitte le Maroc pour faire ses études en commerce international entre la France et l’Angleterre. Elle obtient un double diplôme délivré par l’European Business Program (groupe ESC Bordeaux), ainsi que par l’université de Portsmouth. En 2004, à l’âge de 24 ans, elle est diplômée du Master en études et stratégie marketing de sciences-po Paris.

Pendant ces six années d’études, l’intérêt de Leïla pour l’écriture, le voyage et la photographie ne cesse de croître. Elle a été rédactrice au journal de sciences-po pendant deux ans, elle a vécu au Chili et voyagé seule en Amérique du Sud pendant huit mois. Elle a voyagé en Chine, au Tibet, en Mongolie et en Sibérie pendant huit autres mois. Avec ses diplômes prestigieux, son avenir était assuré. Elle aurait pu travailler dans un bureau, et faire une brillante carrière, comme son père, Ali Ghandi, ex-patron dans l’industrie pharmaceutique. Mais le choix de Leila était tout autre. Elle a préféré continuer à voyager à travers le monde et suivre ses passions, l’écriture et la photographie.

Dès le 5 janvier, elle participe à une exposition collective de photographies intitulée « Regards de Marocains sur le monde » à l’Eglise de Sacré Cœur à Casablanca. Le 16 janvier prochain, elle y donnera une conférence sur son nouvel ouvrage. A noter par ailleurs que Leïla Ghandi expose aussi à la Villa des Arts de Rabat, dans le cadre d’une exposition collective. Elle a des projets plein la tête et est en train de rédiger un roman. A n’en pas douter, la jeune écrivaine nous réserve encore bien des surprises…

L’Economiste - Nadia BEelkhayat

  • Exposition : Regards Marocains sur le monde

    Du 5 au 29 janvier une exposition photos intitulée : Regards (de) marocains sur le monde est organisée à l'Eglise du Sacré Cœur de Casablanca.

  • Maroc : La galère des étudiants

    Il est de notoriété publique que la vie estudiantine rime rarement avec aisance financière, qui plus est lorsque l'étudiant poursuit ses études dans une ville autre que celle de ses parents.

  • Leila Ghandi

    A seulement 26 ans, Leila Ghandi a sillonné le monde en long et en large. Son besoin de découvrir les autres cultures et civilisations et sa soif d'ailleurs sont infinis. Cette jeune femme a parcouru les grands espaces de la terre et visité les sites les plus extraordinaires de notre planète, avec comme unique compagnon, son sac à dos.

  • A la Bourse de Paris, une… « Compagnie marocaine »

    Tout le monde sait que Maroc Telecom est coté à la Bourse de Paris, mais rares sont ceux qui savent qu'il y a aussi une Compagnie marocaine. C'est son nom, exact, pas seulement un qualificatif.

  • Avorter à tout prix

    Au Maroc, l'avortement clandestin se fait de plus en plus à domicile à l'aide de médicaments. Le misoprosotol, molécule contre l'ulcères de l'estomac, est particulièrement prisé.

  • Mariage : le boom de l'Internet

    Le mariage par Internet est de plus en plus fréquent au Maroc. Beaucoup de jeunes rêvent de se marier via ce moyen de communication. Témoignages. Lassée d'attendre le prince charmant qui tardait à se manifester, Karima, gérante d'un cybercafé à Casablanca, se jette à l'eau. Pourquoi pas « un mari virtuel » ? . A l'instar de plusieurs jeunes de son âge, Karima, la trentaine souriante, commence à chatter et décide de dénicher son âme sœur même aux confins de la Chine.

  • Benzekri : « Pour le conseil des MRE, tout se fera dans la concertation »

    Pour le président du CCDH, Driss Benzekri, le processus de réflexion sur le Conseil supérieur de la communauté marocaine à l'étranger a déjà commencé. Il se fait dans le cadre de la concertation.

  • "Wake up Morocco", un film sur la foi et la liberté

    "Wake up Morocco" est un film sur la foi et la liberté, a souligné, jeudi soir à Marrakech, la réalisatrice marocaine Narjiss Nejjar. "Mon film défend la liberté d'être, particulièrement, vu que les détenteurs de l'ordre moral nous entourent toujours", a ajouté Narjiss Nejjar, lors d'une conférence de presse tenue à la suite de la projection du film "Wake up Morocco" en lice pour l'un des prix de la 6ème édition du Festival international du film de Marrakech (FIFM). "Je rêve d'un monde parfait, mais je sais qu'un monde pareil n'existe pas.

  • Suisse : Bouchra Aaraf, victime de sa générosité

    À Romont, en Suisse normande, un émigré marocain poignarde à mort sa compatriote Bouchra Aaraf. Elle l'avait recueilli alors qu'il était sans domicile. Il est tombé amoureux d'elle.

  • Profession marieuse

    C'est aujourd'hui, alors que les marieuses professionnelles ont quasiment disparu, que beaucoup les regrettent et que certains les réhabilitent, tentant de relancer le métier.